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Des centaines de projets immobiliers en cours à Moncton, mais peu de loyers abordables

Une grue dans le centre-ville de Moncton.

Il y a plusieurs centaines d'unités en construction dans le Grand Moncton, mais toujours très peu de logements abordables.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Sarah Déry

Il y a actuellement plusieurs centaines d'appartements en construction dans le Grand Moncton au Nouveau-Brunswick. Mais toutes ces constructions ne régleront pas le problème du manque de logements abordables, qui est toujours aussi criant.

Selon la Ville de Moncton, il y a au moins 16 projets immobiliers en cours comprenant près de 900 unités, dont la valeur varie pour chacun entre 1 million à plus de 16 millions de dollars. D’autres projets sont en attente d’approbation par le Comité consultatif d’urbanisme et le nombre d’unités dans ces bâtiments ne peut être précisé par la Ville.

Selon Thierry Comtois, un des propriétaires du promoteur immobilier Quest Capital dans la région de Moncton, construire de grands appartements abordables pour accueillir des familles est un défi de taille.

Vue sur un immeuble à logements en construction à Dieppe.

Le promoteur immobilier Quest Capital a actuellement 300 unités en construction dans le Grand Moncton.

Photo : Gracieuseté/Thierry Comtois

Il observe que la hausse des coûts des matériaux de construction fait en sorte que bâtir des unités avec plusieurs chambres coûte un prix que beaucoup de ménages ne peuvent pas se permettre.

Besoins grandissants en matière de logements

Le rapport qui fait état de la situation du logement locatif dans la province du Nouveau-Brunswick est paru en mai. Il propose notamment d’augmenter le nombre de logements disponibles.

Thierry Comtois est entièrement en accord avec cet aspect du rapport et constate que les besoins en matière de logements sont grands.

Le groupe Quest Capital a présentement 300 unités en construction dans la région et les prix des unités affichées débutent à 1100 $.

Le fait de créer plus de logements va ouvrir des logements aux gens […] qui ont peut-être les moyens d’habiter dans des complexes plus dispendieux […]. Par le fait même, ça va libérer des logements qui sont peut-être plus vieux, mais plus abordables.

Une citation de :Thierry Comtois, un des propriétaires du groupe Quest Capital

Pour le porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires du Nouveau-Brunswick, Matthew Hayes, on ne peut compter sur la construction de nouveaux logements pour se sortir de la crise.

Matthew Hayes.

Matthew Hayes, porte-parole de la Coalition pour les droits des locataires du Nouveau-Brunswick, estime que construire de nouveaux logements ne suffit pas (archives).

Photo : Radio-Canada

Il précise que pendant ce temps, plusieurs logements en moins bon état sont achetés par des compagnies d’investissement qui visent à les transformer en unités résidentielles haut de gamme, laissant pour compte les citoyens en situation précaire.

Des demandes d’intervention des gouvernements

Thierry Comtois croit que les autorités comme le gouvernement provincial ou les municipalités devraient agir pour mettre en place des incitatifs pour les promoteurs immobiliers à construire des projets répondant directement aux besoins des citoyens.

Quant à Matthew Hayes, le gouvernement du Nouveau-Brunswick devrait plutôt commencer par contrôler le prix des loyers.

Les gens sont moins bien payés ici. En conséquence, c’est pour ça que les loyers étaient historiquement moins élevés, mais il semblerait que c’est en train de changer. Je ne sais pas dans quelle direction ça va aller, mais ce n’est pas bien pour les travailleurs du Nouveau-Brunswick, déplore-t-il.

Si la conseillère municipale Paulette Thériault estime que la Ville de Moncton n’est pas la seule municipalité touchée par ces défis, elle reconnaît que le nouveau conseil élu a un énorme travail à faire pour revoir le plan stratégique en place sur la question des logements abordables.

Paulette Thériault.

La conseillère Paulette Thériault estime que la Ville de Moncton a beaucoup à faire quant à la question des logements abordables (archives).

Photo : CBC/Shane Magee

Madame Thériault a l’impression que l’attention de la Ville n’est pas entièrement fixée sur le problème.

On a des organismes qui travaillent sur des projets comme la Marée montante, on a des gens qui sont vraiment engagés, mais ce sont souvent des solutions à court terme. Il faut travailler, c’est vrai, à court terme, mais il faut aussi mettre en place des solutions à long terme, ajoute-t-elle.

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