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Le nombre de jeunes Albertains qui meurent de surdoses augmente

Silhouette d'un jeune assis sur une planche à roulettes.

Le précédent rapport recommandait notamment plus d’interventions dans les écoles à propos de la toxicomanie et la révision de la loi sur la protection des enfants toxicomanes.

Photo : Shutterstock / Novikov Alex

Radio-Canada

Le nombre de jeunes Albertains qui meurent de surdoses augmente, à cause de la faiblesse persistante de la prévention et de la prise en charge, affirme le protecteur de l'enfance, Del Graff.

Dans un rapport publié mercredi, il tire la sonnette d’alarme sur la consommation d'opioïdes par les jeunes dans la province.

Même s’il revient sur une amélioration liée à cinq recommandations formulées dans son précédent rapport, datant de 2018, 2021 s'annonce comme la pire année jamais enregistrée, selon lui.

L'année dernière, 95 Albertains de moins de 25 ans sont morts d’une surdose liée aux opioïdes. Cette année, 29 décès ont déjà été enregistrés au cours des trois premiers mois de l'année.

Del Graff pose pour la photo dans une pièce blanche vide.

Del Graff est le protecteur de l'enfance de l'Alberta.

Photo : Del Graff

Nos jeunes meurent plus nombreux aujourd'hui alors que nous avons mis en lumière ce problème il y a trois ans, dit-il.

La toxicité des médicaments vendus sur le marché illicite combinée à des lacunes persistantes en matière de prévention, d'intervention et de soutien met en danger les jeunes de l'Alberta, indique le rapport.

Le précédent rapport recommandait notamment plus d’interventions dans les écoles à propos de la toxicomanie et la révision de la Loi sur la protection des enfants toxicomanes.

Nouvelle recommandation

Le rapport recommande au gouvernement de mettre sur pied un groupe, un comité ou une commission afin d’établir une stratégie pour s’attaquer au problème.

Selon le ministre adjoint de la Santé mentale et des Dépendances, Jason Luan, son ministère était déjà en train de travailler sur une idée identique. Le gouvernement pourrait créer un groupe afin de superviser différents aspects d’un plan qui met les problèmes des jeunes au centre de ses priorités.

Je vois cela comme très similaire à ce dont parle ce rapport, dit-il.

La députée d'Edmonton-Riverview et porte-parole du NPD en matière de santé mentale et de toxicomanie, Lori Sigurdson, appuie la recommandation de Del Graff.

Lori Sigurdson lors d'une interview en 2016.

Le problème de la toxicomanie chez les jeunes est une urgence de santé publique, selon Lori Sigurdson.

Photo : CBC

Le plan devra inclure la réduction des méfaits, et être articulé autour des jeunes et axé sur leurs besoins spécifiques, d’après la députée.

Une seule dose peut tuer.

Une citation de :Lori Sigurdson, porte-parole du NPD en matière de santé mentale et de toxicomanie.

Nous avons besoin d’endroits sécuritaires spécifiques pour les jeunes, comme des centres d’injection supervisée, mais différents d’es centres classiques, pense-t-elle.

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