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L'AMP oblige le Parc olympique à revoir son projet de passerelle suspendue

Un homme court. Derrière lui s'élève le mât du stade olympique.

Un homme fait son jogging aux abords du site du stade olympique, à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le Parc olympique devra refaire ses devoirs avant de réaliser son projet de passerelle suspendue au sommet du mât du stade olympique. L’Autorité des marchés publics (AMP) lui a interdit mercredi d’aller de l’avant avec un contrat de gré à gré.

La Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique devait octroyer ces dernières semaines un contrat de gré à gré à une firme ontarienne pour la conception et la construction d’un système de protection contre les chutes à la future passerelle suspendue de la Tour de Montréal.

Seule la firme Highwork de Val Caron en Ontario a déjà réalisé ce type de projet, en l’occurrence la passerelle “EdgeWalk” de la Tour du CN de Toronto, selon des documents publics du Parc olympique.

Le document insiste aussi sur l’assurance de transiger avec une entreprise ayant une garantie de sécurité d’usagers sans aucun incident significatif au cours des dix dernières années.

Or, l’AMP a ordonné au Parc olympique de ne pas donner suite à son intention de conclure le contrat de gré à gré.

« Le Parc olympique n’a pas démontré qu’un appel d’offres n’était pas justifié dans les circonstances et qu’il lui était nécessaire de recourir à l’exception que constitue l’octroi de contrat de gré à gré. »

— Une citation de  Autorité des marchés publics

L’AMP s’est penchée sur le dossier à la suite d’une plainte déposée par une société concurrente.

Dans sa décision, l’AMP précise que le plaignant, ainsi que l’entreprise visée par Parc olympique dans son avis d’intention, sont toutes deux des entreprises spécialisées dans le domaine des structures en hauteur et en protection contre les chutes; la différence entre le plaignant et l’entreprise visée par l’avis d’intention se limiterait donc au fait que cette dernière aurait complété un seul projet destiné au grand public et similaire à celui que veut faire réaliser le Parc olympique.

Au Parc olympique, un porte-parole indique par courriel que le Parc prend actuellement connaissance de cette décision et fera connaître ses intentions prochainement.

Un attrait touristique

Le Parc olympique mijote depuis quelque temps l’installation d’une passerelle suspendue en périphérie du haut de la Tour de Montréal au stade olympique.

Ce projet est considéré au Parc olympique comme une attraction pour les amateurs de sensations fortes, où les visiteurs, sans expérience, de tous âges et de toutes conditions physiques et mentales, circuleront sur une plate-forme métallique sans garde-corps et suspendue à environ 160 mètres du sol.

Les participants seraient retenus à un rail de sécurité aérien à l’aide de câbles et de harnais.

D’autres contrats de gré à gré

L’Autorité des marchés publics a diffusé ces derniers mois d’autres ordonnances et recommandations dans le cadre de contrats à gré à gré.

Fin mars, par exemple, l’AMP a recommandé au dirigeant du CIUSSS de la Capitale-Nationale de cesser l’exécution du contrat attribué de gré à gré pour l’hébergement d’usagers par une ressource intermédiaire. Le fournisseur ne détenait pas d’autorisation de contracter avec le gouvernement.

Plus tôt en mai, le Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD) s’est vu recommander de revoir ses procédures d'octroi des contrats. Le Centre avait conclu un contrat de gré à gré pour l’achat d’ordinateurs portables infonuagiques pour la somme de 2 millions de dollars sans avoir publié d’avis d’intention.

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