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L’ouverture des frontières du N.-B., comme « Noël en juin » pour cette famille

Deux femmes assises dans un bateau sur un lac.

Fleurette Landry (à gauche) accompagnée de sa fille Marie-Michèle Doucet (à droite).

Photo : Avec la gracieuseté de Marie-Michèle Doucet

Séparées par la fermeture des frontières néo-brunswickoises depuis le début de la pandémie, Fleurette Landry de Dieppe et sa fille Marie-Michèle Doucet qui réside à Ottawa se retrouveront sous peu, après une longue séparation marquée par la maladie.

Comme plusieurs personnes qui sont originaires du Nouveau-Brunswick et qui habitent ailleurs au Canada, Marie-Michèle Doucet n’a pas vu sa famille depuis des mois.

Professeure en histoire au Collège militaire royal du Canada à Ottawa, elle a aussi dû faire face à un confinement prolongé en Ontario, où la COVID-19 fait des ravages.

Le Nouveau-Brunswick a confirmé l’ouverture de ses frontières à tous Canadiens, mercredi.

C’est un soulagement incroyable pour Marie-Michèle Doucet, qui pourra enfin venir à Dieppe voir sa mère Fleurette Landry.

La dernière fois qu’elle l’a vue, en septembre 2020, après une quarantaine difficile, sa mère était aux soins intensifs dans un hôpital de Moncton.

Être séparées, dans la maladie

Après être tombée gravement malade, Fleurette Landry a été placée sur une machine de soutien à la vie à Halifax, puis elle a été transférée à Moncton où ses deux filles sont venues la voir en urgence à l'automne.

On a dû s’isoler pendant 14 jours, raconte Marie-Michèle. Sa sœur avait pour sa part fait le voyage à partir des États-Unis.

Ça a été incroyablement difficile de ne pas pouvoir être auprès d’elle pendant ces moments-là. Elle ne pouvait ni parler, ni bouger, ni respirer par elle-même, se remémore-t-elle.

Les deux sœurs sont venues la voir une semaine alors qu’elle séjournait dans l’unité des soins intensifs au CHU Dumont.

Être malade c’est déjà assez, mais être malade avec la pandémie c’est vraiment difficile.

Une citation de :Fleurette Landry, résidente de Dieppe

Ce n’était pas une rencontre de famille idéale, admet Fleurette Landry en se remémorant ce moment où les masques, la distanciation et les règles sanitaires strictes alors en cours dans les hôpitaux marquaient l’ambiance.

Ça ne compte pas beaucoup, dit-elle de sa rencontre familiale.

Quand j’ai recommencé à parler un tout petit peu, la zone orange est arrivée et là les visites n’étaient plus permises à l’hôpital, se désole Fleurette Landry.

Des retrouvailles imminentes

Pour Fleurette Landry, cela fait donc un an et demi qu’elle n’a pas vu ses filles de façon normale.

Elle vit le déploiement de la phase verte avec beaucoup de fébrilité. C’est comme un Noël au mois de juin, dit-elle. Que les frontières s’ouvrent, pour moi c’est un début de normalité.

Comme plusieurs, elle a suivi religieusement l'évolution de la campagne de vaccination ces derniers jours, alors que le déploiement de la phase verte a été lancé avec une semaine de retard.

C’était un genre d’anxiété, mais une anxiété différente qu’on a vécue dans les derniers temps, dit-elle. On sentait que le but était proche. Une fois qu’on a atteint 75 %, on dirait que l’anxiété a diminué.

Comme Marie-Michèle a un horaire flexible et travaille de la maison, elle compte prendre la route dès que la paperasse d’enregistrement de voyage sera effectuée. Aussi rapidement que la province me permet de le faire, je vais être là, dit-elle.

Après un an et demi de communications via le téléphone, Facetime, Zoom et Facebook vidéo, un contact en personne en sera le bienvenu dans cette famille.

De ne pas pouvoir avoir un contact physique avec ses proches, surtout en temps de maladie très grave comme celle que traverse ma mère, ça manque beaucoup, confie Marie-Michèle.

Fleurette Landry déclare avoir elle aussi très hâte de prendre sa fille ainée dans ses bras.

Elle souhaite maintenant l’ouverture des frontières américaines, pour retrouver sa seconde fille qui habite aux États-Unis.

Avec les informations de Pascal Raiche-Nogue

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