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Une marche contre les féminicides prévue jeudi à Québec

Une femme se cache le visage avec sa main.

Les organisatrices de la marche affirment que « la banalisation des violences faites aux femmes et la déresponsabilisation collective doivent cesser » (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale convie la population à une marche contre les féminicides jeudi soir à Québec. L’événement vise à la fois à rendre hommage à Nathalie Piché, victime du 13e féminicide de l’année au Québec, et à réclamer des changements en profondeur pour mettre fin à « la banalisation des violences faites aux femmes ».

Le départ de la marche s’effectuera à 17 h en face de l’église Saint-Jean-Baptiste, au centre-ville de Québec. Les participants se déplaceront jusqu’à la place d’Youville, où une minute de silence sera observée, suivie de prises de parole.

La porte-parole du regroupement, Isabelle Boily, croit que la lutte contre la violence faite aux femmes passe par une modification en profondeur des institutions, notamment du système de justice, et un changement des mentalités.

Notre bannière de tête sera : "À l'heure actuelle, la 14e est encore en vie." Ce que ça veut dire, c'est qu'on ne se résignera pas. On n'arrêtera pas. On demande des changements, a indiqué Mme Boily en entrevue à Radio-Canada.

Isabelle Boily accorde une entrevue à Radio-Canada à l'extérieur.

Isabelle Boily affirme que la lutte contre la violence faite aux femmes est une responsabilité collective.

Photo : Radio-Canada

La porte-parole est revenue sur les propos tenus mercredi par Geneviève Guilbault en réaction à la mort de Nathalie Piché.

La vice-première ministre a affirmé que plus que jamais, les ressources pour venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale étaient disponibles. Elle a également invité ces femmes à demander de l’aide et à dénoncer leur conjoint.

Des propos qui ne passent pas

Isabelle Boily s’est montrée très critique à l’endroit de la numéro 2 du gouvernement Legault, qui cumule les fonctions de ministre de la Sécurité publique et de ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Ce n'est pas acceptable de la part d'une ministre ce genre de propos là où on a carrément l'impression qu'elle abandonne les femmes à leur sort et ça, le mouvement des femmes ne veut pas l'entendre, a-t-elle réagi.

Portrait de Nathalie Piché.

La marche organisée jeudi permettra de rendre hommage à Nathalie Piché, victime du 13e féminicide de l'année au Québec.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Boily, la lutte contre la violence faite aux femmes ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des victimes. Il s’agit, dit-elle, d’une responsabilité collective.

Les femmes ne peuvent pas assurer seules leur sécurité. Les femmes sont déjà dans une dynamique de contrôle, de peur, de manque de moyens financiers. Donc, c'est à nous, collectivement, d'assurer leur sécurité. Ce n'est pas aux femmes, a insisté Isabelle Boily.

Avec la collaboration de Guylaine Bussière

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