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Les jeunes de la Nation crie Samson découvrent leur culture à travers la chasse

Des jeunes observent un homme dépeçant un animal.

Cette photo prise avant la pandémie montre des jeunes de la Nation crie Samson en train d'apprendre à dépecer un animal de manière à utiliser chaque morceau.

Photo : Kacey Yellowbird

Radio-Canada

Un membre de la Nation crie Samson, à Maskwacis, à une centaine de kilomètres d’Edmonton, a mis sur pied une initiative pour améliorer la sécurité alimentaire de la communauté et transmettre les connaissances et les traditions autochtones de la chasse aux jeunes.

Lorsqu’il était enfant, Kacey Yellowbird avait l’habitude d'observer son grand-père et sa famille pendant qu'ils dépeçaient leurs prises après être allés à la chasse.

On s'asseyait dans une grande pièce et l'on déposait la viande sur une bâche au centre de la salle. On faisait du thé et tout le monde faisait sa part, a raconté Kacey Yellowbird, à l'émission de CBC Edmonton AM.

Avant de mourir, son grand-père lui a demandé de continuer à apprendre à chasser et à transmettre ses connaissances aux membres de la communauté.

Aujourd'hui âgé de 41 ans, Kacey Yellowbird a tenu sa promesse.

Une glacière communautaire

En tant que gestionnaire du département chargé du développement de la jeunesse et des sports pour la Nation crie Samson, il a lancé, il y a 11 ans, un projet de glacière communautaire.

Au moins deux fois par mois, de septembre à février, Kacey Yellowbird chasse le wapiti, l’original ou le chevreuil avec des jeunes de 18 ans et plus.

Je ne fais pas que chasser. Je leur apprends aussi comment subvenir aux besoins de leurs familles.

Une citation de :Kacey Yellowbird

Kacey Yellowbird enseigne aussi aux jeunes hommes comment abattre les animaux en respectant les protocoles autochtones comme les prières et les offrandes de tabac.

Nous leur enseignons les valeurs et les enseignements de nos ancêtres. Peu de nos jeunes comprennent d’où nous venons. Je crois que, pour savoir où on s’en va, il faut savoir d’où on vient, dit-il.

Faire sa part pour la communauté

Le chasseur s’occupe également d’un centre jeunesse où il invite des jeunes de 7 à 17 ans à observer le dépeçage des animaux après la chasse. Avant la pandémie, une vingtaine d’entre eux participaient aux séances.

Nous leur permettons de nous aider à couper la viande pour pouvoir la partager avec la communauté, dit-il.

Un des principaux objectifs du projet est d'ailleurs d’améliorer la sécurité alimentaire de la Nation crie Samson à Maskwacis.

La viande chassée par les jeunes hommes est donc distribuée aux aînés et aux familles à faibles revenus de la communauté.

À cause de la pandémie, Kacey Yellowbird ne peut plus amener les jeunes chasser avec lui. Il continue malgré tout à publier des vidéos montrant les techniques de dépeçage sur les réseaux sociaux pour que les jeunes puissent continuer à suivre ses enseignements.

Il espère pouvoir recommencer à chasser avec les jeunes lorsque les restrictions sanitaires seront levées dans la province.

Ils sont très enthousiastes, dit-il.

Avec les informations de Kashmala Fida

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