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Des citoyens de Vanier s'opposent à la construction d'un centre de gestion de données

Une représentation du centre de gestion de données dans le quartier Vanier à Québec.

Une représentation du centre de gestion de données.

Photo : Radio-Canada

Des citoyens de Vanier refusent la construction d'un centre de gestion de données qu'ils jugent trop haut, bruyant et laid.

La présidente du conseil de quartier Vanier, Nicole Laveau, juge que le gabarit du projet est démesuré pour le quartier.

C’est plus haut que le Centre Vidéotron en arrière et puis l’architecture, on repassera, ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts. Puis, il y a une clôture de 4 mètres autour. Ce n’est pas invitant, lance-t-elle en entrevue.

Selon les informations divulguées par la Ville, le bâtiment situé près de la rue Soumande, aux abords d'un quartier résidentiel pourrait s'élever à 48 mètres. Les plans prévoient une superficie de plancher supérieure à 41 000 mètres carrés, soit deux fois la taille du Château Frontenac.

Une représentation du centre de gestion de données dans le quartier Vanier à Québec.

Une représentation du centre de gestion de données.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Laveau, la Municipalité veut faire de ce projet une fierté pour l’entrée de ville.

J’m’excuse, mais moi, je ne suis pas fière de ce projet-là comme entrée de ville.

Une citation de :Nicole Laveau, présidente du conseil de quartier Vanier

Elle juge que le projet va à l'encontre de ce que la Ville a promis pour le secteur.

Un résident du quartier Vanier s'oppose au projet de centre de données.

Alain Durand vit dans le quartier Vanier depuis 1987.

Photo : Radio-Canada

Alain Durand qui vit dans le quartier depuis 34 ans risque de perdre la vue qu'il a depuis son balcon.

En tant que résident, c’est certain que ce n’est pas intéressant pour nous autres, renchérit-il.

Outre la pollution visuelle, Mme Laveau craint aussi que le centre crée une pollution sonore constante : un peu de recherche nous a démontré qu’ailleurs, il y a des immeubles similaires, et les voisins se plaignent énormément du bruit et des vibrations que ça cause. Et puis c’est 24/24, 7 jours/7.

Toutefois la Ville assure que le centre va respecter les règlements municipaux.

L'article 74.4 invoqué?

Les opposants continuent à faire pression et comptent bien mener des actions dans les prochains jours, bien que la Ville ait déjà manifesté son intention d’invoquer l’article 74.4, ce qui va couper court aux consultations citoyennes et qui lui donne toute la liberté pour accélérer la réalisation du chantier.

C’est très frustrant parce qu’on a eu très peu de temps pour réagir, poursuit Mme Laveau.

Je pense que la Ville devrait passer par une validation de ce qu’en pensent les gens, parce que c’est bien beau de faire des sous, mais il y a aussi toute la question communautaire, ajoute pour sa part M. Durand.

La méthode Labeaume-Savard

Québec 21 dénonce l'intention de la Ville de Québec d'aller de l'avant avec ce projet.

C’est la méthode Labeaume-Savard, on place les citoyens devant les faits accomplis et en plus ils utilisent le 74.4 qui est l'équivalent d’un bâillon à l’Assemblée nationale, donc on suspend les règles et on veut aller vite, critique le chef de l'Opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec et de Québec 21, Jean-François Gosselin.

Shirley Burns, la candidate aux prochaines élections municipales dans Vanier-Duberger, partage l'avis des résidents du quartier et considère qu'ils n'ont pas été écoutés.

Je suis le dossier depuis le début et il y a vraiment un mécontentement général. Les gens sont vraiment inquiets, ils ne se sentent pas écoutés. [...] Ça n’a pas de bon sens, réagit-elle.

Pour la candidate, il faut abandonner totalement le projet.

Le chef de l'Opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec et de Québec 21, Jean-François Gosselin en entrevue à Radio-Canada.

Le chef de l'Opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec et de Québec 21, Jean-François Gosselin et la candidate Shirley Burns.

Photo : Radio-Canada

Démocratie Québec estime aussi que la Ville de Québec doit stopper le projet et retourner à la planche à dessin.

Les citoyens ont raison de réagir. On va aller mettre ça là parce que c'est Vanier. C'est Lairet. Comme si ces citoyens étaient des citoyens de seconde zone, s'insurge Jean Rousseau.

La conseillère du district Vanier-Duberger, Alicia Despins, n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

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