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Le personnel de soins de l'Hôpital Fleurimont durement affecté par l'éclosion de COVID

Les lettres CHUS sur une partie du bâtiment de l'hôpital Fleurimont

Le pavillon Fleurimont du CHUS

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

L'éclosion de COVID-19 dans l'unité d'hémato-oncologie de l’hôpital Fleurimont, qui a fait cinq morts, a durement affecté le personnel qui y travaille, constate le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est.

Le dépistage comme tel qui a été ajouté à l’arrêté ministériel, il n'y a pas eu de réaction de nos membres. Là où il y a eu une réaction, vraiment, c’est de laisser entendre que les membres du personnel, dont notre catégorie d’emploi, auraient pu contaminer les patients, déplore Sophie Séguin, la présidente du Syndicat.

Elle dénonce ainsi la sortie publique des médecins de l’hôpital la semaine dernière. C’était pour nous déplacé et ce n’était pas adéquat qu’on puisse venir viser le personnel en soins qui s’occupait des patients.

Ça a été très mal pris, parce que personne de nos membres ne se lève le matin pour contaminer un patient. Tout le monde fait hyper attention, on a travaillé pendant des conditions très difficiles pendant la COVID. On a des mesures de protection individuelle pour s’assurer des pratiques au niveau de la prévention des infections.

Une citation de :Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est

La COVID, c’est un virus invisible. On ne sait pas d’où il vient, on ne sait pas qui est vecteur, qui peut donner quoi, ajoute-t-elle.

Un climat de travail difficile

L'éclosion qui est à l'origine de seize cas de COVID chez les patients et sept chez les travailleurs est levée depuis lundi. Le virus est donc maîtrisé, mais le climat de travail souffre toujours, selon Sophie Séguin.

Depuis la semaine dernière, on a fait de nombreuses interventions auprès de la direction générale. J’ai eu moi-même une discussion avec le PDG, des interventions ont été faites immédiatement auprès des membres du personnel [...]. Du support a été apporté aussi, car ça a été pris durement. On doit encore discuter avec les employées, pour s’assurer qu’elles puissent se remettre de cet événement malheureux.

Mme Séguin se veut toutefois rassurante. Elle rappelle que même si le vaccin n'est pas obligatoire pour le personnel de la santé, le dépistage l'est dans certains secteurs, et les travailleurs s'y conforment.

Dans un courriel à Radio-Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a indiqué encourager tous les membres de la communauté de santé (employés, médecins, gestionnaires, etc.) à se faire vacciner. En ce sens, plusieurs mesures de sensibilisation sont mises en place afin de rappeler l’importance de la vaccination au sein des établissements de santé.

Au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, 100 travailleurs de la santé sont soumis au dépistage obligatoire trois fois par semaine parce qu'ils ne sont pas vaccinés.

Le ministère rappelle aussi que des mesures de prévention et de contrôle des infections sont déjà en place dans l’ensemble des établissements du réseau de la santé.

Avec les informations de Pierrick Pichette et de Brigitte Marcoux

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