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Déconfinement en N.-É. : les résidents de foyers de soins restent « prisonniers »

Gros plan sur la main d'une dame âgée qui tient un bol de nourriture.

Le confinement a eu de lourdes conséquences sur la santé mentale de résidents, selon des proches.

Photo : Radio-Canada

Les résidents de foyers de soins en Nouvelle-Écosse n'ont toujours pas le droit de rendre visite à leur famille en lieu fermé. L'interdiction ne sera levée que lors de la phase 4 du déconfinement, qui est prévue pour le 14 juillet. Des proches demandent à devancer cette date.

Céleste LeBlanc, âgée de 88 ans, réside au foyer Villa Acadienne à Meteghan depuis février dernier. Pendant le confinement, seule sa fille était autorisée à lui rendre visite.

Maintenant que la Nouvelle-Écosse entame la phase 2 de son déconfinement, des proches de Céleste LeBlanc sont impatients de la revoir.

La dernière fois que j'y ai été, ils m'ont laissé la serrer [dans mes bras], se rappelle sa belle-fille, Anne LeBlanc, qui est aussi coordinatrice du projet ConnectAînés au Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse.

Or, si la phase 2 du déconfinement permet aux résidents des établissements de soins de longue durée de sortir se promener, elle ne leur permet pas encore de recevoir des proches à l'intérieur ni de rendre visite à leur famille dans un lieu fermé. Cette dernière interdiction ne sera levée que lors de la phase 4, qui est prévue pour le 14 juillet au plus tôt.

On a entendu beaucoup de commentaires selon lesquels les résidents se sentaient prisonniers.

Une citation de :Anne LeBlanc, coordinatrice du projet ConnectAînés du Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse

Anne LeBlanc souhaiterait au moins pouvoir emmener sa belle-mère faire une promenade en voiture.

Anne LeBlanc dans un bureau.

Anne LeBlanc dit que sa belle-mère a besoin d'être stimulée en rencontrant du monde et en participant à des activités.

Photo : Radio-Canada / Janique Leblanc

Je pourrais aller chercher ma belle-mère et l'emmener manger de la crème glacée [et aller voir] de belles fleurs. C'est une femme qui plantait beaucoup de fleurs, dit-elle.

Or, selon la phase 2 du déconfinement, seul un aidant désigné, en l'occurrence la fille de Mme LeBlanc, peut transporter la résidente.

L'incompréhension des familles

Ashley Ward, dont le père est dans un centre de soins de longue durée depuis le début de la pandémie, estime que la province ne prend pas en compte, dans ses priorités, le besoin des résidents de revoir leur famille.

J'ai l'impression de rendre visite à un prisonnier. C'est comme ça que [mon père] en parle. Il n'a pas le droit de sortir, même pour s'offrir un repas à l'extérieur, s'indigne-t-elle.

Pourquoi mon père a-t-il le droit d'aller au parc, mais pas chez moi, alors que nous avons tous les deux reçu les deux doses du vaccin?

Une citation de :Ashley Ward

Pour Ellen Rudderham-Gaudet, coprésidente d'une coalition de Néo-Écossais pour une réforme des soins de longue durée, on doit faire mieux.

Anne LeBlanc suggère par exemple que les régions où il n'y a aucun cas de COVID-19, comme c'est le cas dans la municipalité de Clare, bénéficient d'une levée anticipée des restrictions.

Le Dr Strang s'en tient à sa décision

Mardi, le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, Robert Strang, a reconnu que le confinement avait été un fardeau pour les résidents de foyers de soins et leurs proches. Il s'en est toutefois tenu au plan de déconfinement.

Cela peut paraître lent, mais chaque pas nous rapproche d'un été que l'on passera ensemble et en sécurité, a-t-il assuré.

Avec les informations de Feleshia Chandler, CBC

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