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La vie du rockeur québécois Gerry Boulet lue par Dan Bigras

Gerry Boulet, en camisole, souriant, regarde l'objectif.

Le chanteur et compositeur québécois Gerry Boulet, en 1987

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Radio-Canada

Radio-Canada OHdio a mis en ligne mercredi une adaptation audionumérique du livre Gerry Boulet : avant de m'en aller, de Mario Roy, publié originalement en 1991. L’auteur-compositeur-interprète Dan Bigras y narre la vie de ce rockeur québécois important décédé depuis maintenant bientôt 31 ans.

Divisé en huit parties d’environ une heure chacune, ce livre audio renferme plusieurs archives sonores et environ 100 extraits musicaux. Le livre de Mario Roy avait été un succès à l’époque et avait d’ailleurs également inspiré le film Gerry (2011), scénarisé par la journaliste Nathalie Petrowski et réalisé par Alain DesRochers.

Mario Roy a exactement raconté l'histoire de Gerry. Toutes les anecdotes qui étaient là-dedans m'ont été racontées par l'un ou l'autre des membres d'Offenbach. Je savais que c'était des vraies histoires et qu'il n'y avait pas de bullshit, ni dans le livre ni dans le film, a expliqué Dan Bigrasen entrevue à l’émission Tout un matin, animée par Patrick Masbourian.

Un enregistrement émouvant pour Dan Bigras

C'était fantastique de s’y replonger. Mais à la fin, évidemment, c'était douloureux, a-t-il ajouté.

En effet, vers la fin du livre, il est question de la mort de Gerry, qui est décédé d’un cancer le 18 juillet 1990 à l’âge de 44 ans. Pendant l’enregistrement, Dan Bigras sentait que sa gorge était tordue par l’émotion à la lecture de ce passage.

Gerry était un poète dans l’âme. Il écrivait peu, mais quand il tombait sur un texte, il connaissait la valeur, parce que c’est là qu’il explosait, c’est là qu’il sortait de sa carapace complètement. Il a changé la musique et il a changé ma vie, a-t-il souligné.

Dan Bigras considère que Gerry Boulet a marqué la chanson québécoise, notamment avec La voix que j’ai, titre sorti en 1977 sur l’album Offenbach. Il s’agit de la meilleure chanson de l’artiste, selon Dan Bigras. Elle a été écrite par le poète Gilbert Langevin et composée par Jean Gravel et Gerry.

Elle me rend les yeux rouges chaque fois. Cette chanson a marqué une tournure dans l’histoire de la musique au Québec. C’était la première fois qu'il y avait quelqu’un qui réunissait deux gangs qui ne se parlaient pas : les rockeurs et les poètes. Ils se sont parlé grâce à Gerry, mais aussi grâce à Pierre Harel, qui a amené ce poème à Gerry et qui lui a dit "Hé, il faut que tu chantes ça", s’est rappelé Dan Bigras.

Après plusieurs albums avec le groupe Offenbach, Gerry Boulet a aussi enregistré deux albums solos, soit Presque 40 ans de blues (1984) et Rendez-vous doux (1988).

Deux amis

L'ayant connu dans une brasserie de Longueuil, Gerry Boulet avait proposé à Dan Bigras de jouer du piano sur l’album Presque 40 ans de blues. Après plusieurs verres et une soirée endiablée, une amitié était née. Pendant plus de 15 ans, Bigras a joué dans les bars, notamment du blues en anglais. Boulet lui a donné le goût d’écrire ses propres chansons.

C’est lui qui m’a communiqué le plus fortement la poésie. [...] Il n'y a pas un seul membre de mon public qui ne connaît pas Gerry. Ça n’existe pas, a affirmé Dan Bigras.

Radio-Canada OHdio lancera d’autres livres audio basés sur des biographies musicales dans les prochains mois. Les auditrices et auditeurs auront droit à l’automne à Autour de Dédé, de Jean Barbe, et à Envoûtante Lhasa, de Fred Goodman, qui sortira à l’hiver 2022.

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