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Les premières démarches pour la création d’une université autochtone enclenchées

Un bâtiment avec une pancarte.

L'Université de Sudbury avait un programme d'études autochtones bien coté avant la fin de la fédération Laurentienne et l'annulation des programmes.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Un comité formé d’Autochtones, de francophones et d’anglophones tente de jeter les premières bases pour permettre la création d’une université par et pour les Autochtones dans le Nord de l’Ontario, à la suite des coupes annoncées par l’Université Laurentienne.

Selon denise truax, membre du comité et directrice générale des éditions Prise de parole, cette initiative provient d’un désir de ramener l’éducation postsecondaire dans le Nord de l’Ontario à ce qu’elle était avant les coupes annoncées par la Laurentienne en avril.

Nous avons vu l’implosion de la Laurentienne qui continue de se vanter d’être une université bilingue et triculturelle, alors que les Autochtones ont souffert énormément des coupes, indique-t-elle.

Selon elle, le comité souhaite rassembler des membres des communautés autochtones, francophones et anglophones afin d’avoir une conversation publique pour trouver des solutions pour les communautés qui ont été touchées par la fin de la fédération Laurentienne.

Une femme avec un foulard bleu au micro.

denise truax souhaite que les communautés autochtones du Nord de l'Ontario aient droit à leur propre université.

Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

Selon Mme truax, ces conversations vont porter sur les moyens d'aider à la création d’une université par et pour les Autochtones dans le Nord de l’Ontario.

Mme truax affirme que des discussions ont lieu avec le recteur de l’Université de Sudbury, dont l’établissement d’enseignement détient la charte Lalemant, qui permet de donner les diplômes d’études autochtones de l’Université de Sudbury.

Le comité a par ailleurs publié une lettre d’intention au président de l’Université de Sudbury, John Meehan, afin que celui-ci collabore avec eux.

Nous voulons témoigner que nous sommes solidaires des dirigeants autochtones du Nord-Est de l’Ontario qui souhaitent non seulement la poursuite des très importants cours d’études autochtones, mais qui veulent aussi l’établissement d’une base pour leur croissance dans le futur, peut-on lire dans la lettre.

Un long processus de création

Un des signataires de la lettre, l’ancien professeur d’études autochtones de l’Université Laurentienne William Morin, ne se le cache pas : la création d’une université autochtone est un processus qui va prendre du temps.

William Morin regarde la caméra.

Le professeur William Morin souhaite que l'Université autochtone dans le Nord de l'Ontario soit créée par et pour les autochtones.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Lui-même autochtone, M. Morin affirme que l’objectif qui sous-tend la création d’une université par et pour les autochtones n’a jamais été fait dans la région, ce qui contribue à l’ampleur de la tâche.

Nous tentons de créer une institution qui se détache du colonialisme, qui se détache de ce qui nous a été enseigné, nous devons donc procéder d’une manière différente, ce qui prend du temps.

Une citation de :William Morin, ancien professeur d’études autochtones de l’Université Laurentienne et autochtone.

M. Morin affirme que le comité et lui-même ont entrepris de communiquer avec d’autres établissements d’enseignement autochtones, comme le Shingwauk Kinoomaage Gamig, une école autochtone gérée en partenariat avec l’Université Algoma, afin d’en venir à un partenariat.

Par-dessus tout, nous souhaitons une université gérée par et pour les autochtones, mais nous souhaitons que notre institution soit créée avec le principe de respect et de collaboration avec les autres communautés du Nord de l’Ontario, indique M. Morin.

M. Morin affirme qu’à l’aide de la charte Lalemant de l’Université de Sudbury, il sera à nouveau possible d’accorder des diplômes lorsque l’université autochtone sera mise en place.

Nous avons les connaissances et la possibilité de donner des diplômes, il nous faut maintenant trouver un moyen d’avoir des étudiants, indique-t-il.

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