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Des accusations de crime haineux réclamées par une mosquée de Toronto

Plusieurs policiers dans un stationnement

Les policiers ont procédé à l'arrestation de deux suspects à la mosquée, mardi.

Photo : offerte par Taha Shaikh

Radio-Canada

Deux personnes sont soupçonnées d’avoir tenté de s'introduire par effraction dans une mosquée de Toronto et d’avoir menacé le personnel du bâtiment, selon la police. Des accusations ont été déposées mercredi.

L'incident s'est produit vers 11 h 50 à l'Institut islamique de Toronto, à Scarborough.

Dans un communiqué publié mercredi, la police a déclaré qu'un homme et une femme étaient sous l'influence de drogues illicites et ont remarqué des clés qui avaient été laissées dans la serrure de la porte d’entrée de l'immeuble. Ils auraient tenté d'y entrer.

Un membre du personnel s'est confronté à eux, selon la police, et c'est à ce moment-là que l'homme a brandi un objet et menacé de faire sauter le bâtiment. Cet objet s'est ensuite avéré être un jeu de clés, selon le communiqué.

La femme a également fait la forme d’une arme avec ses doigts et fait mine de tirer sur une personne sur place, selon la police.

La police a confirmé mercredi que les deux personnes font face à des accusations.

Nickodemo Bruzzese, 24 ans, de Toronto, et Samantha Stone, 22 ans, sans domicile fixe, sont accusés d’introduction par effraction, de menaces de mort et de méfait.

La direction de la mosquée veut des accusations de crime haineux

Le Conseil national des musulmans canadiens demande maintenant que cet incident fasse l'objet d'une enquête en tant que crime potentiellement motivé par la haine, peut-on lire dans un communiqué publié mercredi matin.

La direction de la mosquée a fait la même demande dans un communiqué publié mardi soir.

La police, de son côté, a déclaré mercredi dans un communiqué qu’à l'heure actuelle, rien n'indique que [l’incident] ait été motivé par la haine, mais le Service reconnaît que cet incident a, à juste titre, suscité des inquiétudes dans les communautés. Nous voulons assurer à tous que nous avons engagé notre Unité des crimes haineux par prudence et que nous continuerons à soutenir les membres de l'Institut et la communauté au sens large.

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