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Premier test pour l'équipe canadienne de parahockey en vue des Jeux olympiques de Pékin

La formation amorce le championnat du monde en République tchèque, contre les États-Unis, samedi.

L'Américain Declan Farmer (à gauche) et le Canadien Greg Westlake se disputent la rondelle.

Le capitaine du Canada, Greg Westlake, dispute la rondelle à l'Américain Declan Farmer, lors d'un match.

Photo : Getty Images / AFP/Jung Yeon-je

Le Canada a beaucoup de pain sur la planche pour retrouver la forme, alors qu’il entame le Championnat du monde de parahockey en République tchèque. Son dernier match officiel remonte à février 2020 face aux États-Unis. Depuis, l’entraînement des membres de la formation, de ce qu’on appelait auparavant le hockey-luge, a été compliqué par la pandémie de COVID-19.

Après un camp à Toronto, en janvier, les joueurs se sont entraînés dans différents groupes d’un bout à l’autre du pays.

On a rarement été ensemble, les 17 qui vont au Championnat. On n'a pas travaillé en ligne d’avant ou de défense avec nos coéquipiers et on ne sait pas trop ce que ça va être. Ça se peut que je joue avec des gars de Toronto avec qui je n'ai pas joué depuis longtemps, mentionne le Gatinois, Anton Jacobs-Webb, qui participe à un premier tournoi international à 20 ans.

Un joueur de hockey-luge participe à un exercice pendant un entraînement.

Le Gatinois, Anton Jacobs-Webb, pendant un entraînement de l'équipe nationale canadienne de parahockey

Photo : Gracieuseté de Matthew Murnaghan / Hockey Canada

Les joueurs ne le cachent pas, il y a une crainte de rouille à la veille d’affronter les puissants Américains en ouverture de la compétition.

On en a parlé. C’est certain que ça nous fait un peu peur d’être dans un vrai match. Ce sont des moments de stress. Le mental d’avoir des spectateurs et des adversaires qui sont plus forts dans notre groupe.

Une citation de :Anton Jacobs-Webb, attaquant de l'équipe nationale de parahockey

Plusieurs athlètes de différents pays ont eu moins de restrictions d’entraînement au cours des derniers mois. Au Canada, plusieurs joueurs se sont acheté des machines spéciales d’entraînement, en plus de participer à des pratiques en petits groupes.

Des pays ont eu plus de chance que nous. Mais notre groupe est mature et passera par-dessus ça. Je sais qu’on sera prêts au défi, explique le défenseur Tyrone Henry.

Le vétéran de 28 ans confie même que la pandémie a eu des avantages pour la formation.

C’est une chose étrange qui est arrivée. Nous sommes plus connectés entre nous. Nous avons confiance les uns envers les autres. Notre enthousiasme est élevé et nous guide, assure Henry, en parlant du groupe.

Un sport qui évolue et un pays qui se rajeunit

La formation canadienne s’est sensiblement rajeunie depuis deux ans. La prochaine génération de joueurs est talentueuse et imaginative. Le groupe veut le montrer au Championnat du monde.

Nous avons mis en place un système qui mise énormément sur la vitesse. Nous en avons à toutes les positions. Tout le monde manie bien la rondelle et peut jouer physiquement. Nous pouvons surtout jouer intelligemment, décrit Henry.

Un joueur de parahockey glisse sur la glace avec sa luge pendant un match entre le Canada et les États-Unis,

Le défenseur de l'équipe nationale du Canada de parahockey, Tyrone Henry

Photo : Gracieuseté de Matthew Murnaghan / Hockey Canada

Les jeunes arrivent avec des trucs que je n’aurais jamais imaginés. C’est plaisant à voir. Le jeu progresse beaucoup depuis 10 ans et c’est bon pour le sport.

Une citation de :Tyrone Henry, défenseur

Anton Jacobs-Webb fait partie de cette nouvelle génération. Le jeune de Gatineau a été amené vers le sport par Jean Labonté, un ancien membre de la sélection nationale, qu’il a rencontré chez leur prothésiste. Le père d’Anton est aussi engagé auprès de la Sledge Hockey of Eastern Ontario (SHEO) qui forme de bons jeunes joueurs depuis plusieurs années.

C'est bien de voir que la région garde une bonne place au sein du programme. Je veux jouer le plus de games possibles. Je veux être sur la 2e ligne, la 3e, mais je veux le plus de temps possible. Je veux marquer des buts, je veux faire ma marque, souligne celui qui est né avec un fémur plus court et porte donc une prothèse pour marcher.

L’objectif de Jacobs-Webb et de ses coéquipiers est simple et n’a qu’une couleur : l’or. Il n’y a pas de question. On vise l’or. On est toujours 2e ou 3e, sinon premier. C’est pas différent cette fois, dit le jeune avec enthousiasme.

J’étais là quand on a remporté la victoire en Corée, en 2017. C’est toujours l’objectif dans notre tête. Notre rêve de petits garçons. C’est la médaille d’or ou rien, poursuit Henry.

La cohésion du groupe et de bonnes performances au Championnat du monde seront primordiales pour la prochaine année. Les Jeux olympiques et paralympiques arrivent très vite, à Pékin, dans moins de huit mois, et l’objectif du Canada ne changera pas d’ici là.

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