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Des autobus au tramway : la STO fête ses 50 ans le regard tourné vers l’avenir

Des mécaniciens font des réparations sur les pneus d'un autobus dans le garage de la Société de transport de l'Outaouais en 1974

Des mécaniciens font des réparations sur les pneus d'un autobus dans le garage de la Société de transport de l'Outaouais, en 1974 (Archives).

Photo : Courtoisie / STO

Radio-Canada

Il y a 50 ans, la Société de transport de l'Outaouais (STO) voyait le jour. Après un demi-siècle, le transporteur public est à l'aube d'un des plus importants virages de son histoire avec la venue d'un tramway.

L’année de son inauguration, en 1971, la STO a enregistré 2,2 millions de passages. Un achalandage qui s’est multiplié par huit pour atteindre près de 18 millions de passages en 2019, juste avant la pandémie.

Sa flotte est passée de 50 à plus de 360 véhicules durant la même période.

Pierre Leclair parcourt des dizaines de milliers de kilomètres au volant de son autobus depuis 37 ans. Même si l'heure de la retraite a sonné pour lui, il n’a pas l’intention de quitter son emploi.

J'aime conduire. Depuis l'âge de 16 ans que j'ai mon permis et j'ai toujours conduit, explique le chauffeur. C'était un challenge pour moi les autobus, et quand l'opportunité est venue, je l'ai fait et 37 ans plus tard, je suis encore ici.

Un homme pose le bras appuyé sur un autobus.

Pierre Leclair, chauffeur à la STO depuis 37 ans

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Au cours de sa carrière, M. Leclair a été témoin de nombreux changements, comme les autobus accordéons, hybrides et bientôt électriques.

Je suis fier d'avoir contribué à ce demi-siècle là. [...] Je suis à la retraite et je peux continuer, c'est merveilleux et puis j'aime ça! Je me lève et je viens travailler.

Dans les garages de la STO, la technologie a aussi évolué. Ken Dallaire, préposé au service depuis 34 ans, se souvient de ses débuts.

Un homme assis dans un autobus donne une entrevue.

Ken Dallaire, préposé au service à la STO depuis 34 ans

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Les chariots élévateurs, on n'en avait pas dans les premières années. Les barils de 45 ballons, c'est 500 livres. On avait un petit buggy à deux roues et on charriait les barils, explique-t-il.

Innovations

La STO a également marqué l’histoire du transport en commun au Québec à plusieurs reprises.

En 1974, la première voie réservée aux autobus au Québec est inaugurée sur le boulevard Gréber.

Un autobus de la STO en 1973

Un autobus de la flotte de la Société de transport de l'Outaouais, en 1973

Photo : Courtoisie / STO

Le premier stationnement incitatif de la province est mis en place en 1994. Quatre ans plus tard, la STO est la première société de transport à utiliser la carte à puce.

Finalement, en 2013, le premier système rapide par bus au Québec, le corridor Rapibus, est construit au coût de près de 240 millions de dollars, dont le départ s'est fait sur des chapeaux de roue.

Une crise que le conseil d'administration de l'époque a dû gérer en priorité, d'abord sous la présidence du maire Maxime Pedneaud-Jobin, puis sous celle de Gilles Carpentier.

On a vite compris qu'on était dans une crise, un bris de confiance majeur, entre les usagers et la STO, se remémore le conseiller Carpentier.

La promesse de la STO, à l'époque, c'était que le [Rapibus] allait être plus rapide, les temps de déplacements réduits et les fréquences augmentées. Cette promesse-là n'était pas, du moins au lancement du Rapibus, au rendez-vous.

Vue aérienne d'un chantier de construction à l'intersection de deux grandes artères

La construction du Rapibus au coin des boulevards Gréber et Maloney à Gatineau

Photo : Courtoisie / STO

Projets à venir

Aujourd’hui, la STO se dit tournée vers l'avenir avec d’importants projets, comme l’électrification des autobus, d’ici 2025, et le projet de tramway.

C'est vraiment la clé pour des villes plus saines pour faire face aux changements climatiques. Ça ramène de la qualité de vie, parce que ça ramène du temps en dehors de la congestion routière, souligne la présidente de la STO Myriam Nadeau.

Celle-ci souhaite que, dans 50 ans, la STO soit reconnue comme un catalyseur en matière de mobilité au sein de la Ville de Gatineau.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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