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Les gardes forestiers ne savent pas à combien d'ours ils ont affaire à Grande-Anse

Cage à ours

Cette cage à ours a été installée rue du Portage, à Grande-Anse

Photo : Lucie Thériault

Combien d'ours se promènent impunément dans le village de Grande-Anse? C'est la question à laquelle personne, ni même les gardes forestiers, ne peut répondre.

On doit se fier à ce que le public nous dit, explique Denis Guitard, un technicien de la faune au ministère des Ressources naturelles. Le public semble dire qu'il y en a deux ou trois aux alentours. On va laisser nos cages aussi longtemps qu'il n'y a plus de problèmes.

Un ours à Grande-Anse

«Cet ours a mangé des oeufs de mes poules», raconte Lucie Thériault, de Grande-Anse

Photo : Lucie Thériault

On apprend que les gardes forestiers ne sont pas restés bredouilles à Grande-Anse puisqu'un ours a été capturé, la semaine dernière, dans une cage installée sur l'avenue Thériault. C'est un chemin du côté nord de la rue Acadie, donc près des caps.

Mais depuis, plus rien, sauf un raton laveur capturé sur l'avenue du Portage.

Les gens en ont vu d'autres dans la région.

Une citation de :Denis Guitard, technicien de la faune

Des ours ont été vus au cours des derniers jours tout près du salon funéraire, non loin de l'ancienne caisse populaire et dans la cour d'une halte scolaire.

Grande-Anse

Le secteur de l'église, du quai, du salon funéraire et d'une halte scolaire, à Grande-Anse.

Photo : Radio-Canada / René Landry

La nouvelle mairesse de Grande-Anse, Thérèse Haché, reçoit des plaintes. Elle admet qu'elle ne s'attendait pas à être confrontée à un tel « dossier » en début de mandat.

Si les ours ont goûté à quelque chose qu'ils ont aimé, ils vont rester dans le territoire pour un bon bout de temps.

Une citation de :Denis Guitard, technicien de la faune

C'est sûr que s'il y a deux ou trois ours qui décident d'entrer dans une municipalité, ça paraît beaucoup plus parce que le monde va les voir, explique Denis Guitard. Surtout une municipalité comme Grande-Anse, qui est entourée de forêt.

Mangeoire à colibris

Cette mangeoire à colibris sur l'avenue Portuaire n'a pas tenu le coup après la visite d'un ours qui a ses habitudes non loin du quai.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Le technicien de la faune répète les conseils d'usage puisque les ours sont affamés : ranger les poubelles dans un garage, bien nettoyer le barbecue, etc.

Effets de la pandémie sur la population d'ours

Denis Guitard avance une théorie qui semble plausible pour expliquer une possible augmentation du nombre d'ours.

Un ours noir mange des feuilles.

Un ours noir mange des feuilles.

Photo : David Wilder

Depuis deux ans, il n'y a pas de non-résidents qui viennent ici en raison de la pandémie, explique-t-il. Ce sont surtout des Américains qui viennent chasser l'ours au Nouveau-Brunswick. L'an dernier, personne de l'extérieur n'a pu venir parce que les frontières étaient fermées et c'était la même chose au printemps. Là, on parle de plusieurs ours qui ne sont pas chassés, ce qui pourrait faire augmenter un peu la population.

Les gardes forestiers ont installé deux cages avec appâts à Grande-Anse pour tenter de capturer les ours qui se promènent allègrement dans le village.

Ils ne vont pas abattre les animaux capturés, mais plutôt les déplacer dans un autre secteur dans la forêt.

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