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Une année dans le dalot pour les salons de quilles

Une allée de quilles.

Des salons de quilles ne pourront survivre à la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pandémie a eu de lourdes conséquences pour les salons de quilles. Dans la région, si certains ont rouvert leurs portes depuis quelques jours, d’autres doivent tout simplement se résoudre à abandonner la partie.

C’est le cas du propriétaire du salon de quilles de Dolbeau-Mistassini, Raynald Tremblay. Il confie qu’il devra reconvertir son entreprise s’il veut se relever de cette période difficile.

À Jonquière, le directeur du salon de quilles situé sur la rue Saint-Félix, Dominic Simard, souhaite accueillir de nouveau les amateurs. Il devra cependant vendre son bâtiment et devenir locataire afin d’avoir les liquidités nécessaires pour payer les dettes accumulées pendant la pandémie.

L’île du quilleur à La Baie est l’établissement qui offre le plus d’heures d’ouverture par semaine actuellement. Le Dallo de Chicoutimi et le Centre de quilles Saint-Luc d’Alma sont aussi rouverts.

La responsable de ce dernier, Hélène Lavoie, affirme que les loteries et les machines de vidéo poker ont grandement contribué à traverser ces mois difficiles en générant des revenus. Elle avoue toutefois que le recul est important.

Quand ton commerce fonctionne bien et que tu perds beaucoup de sous, ça fait fondre ton fonds de roulement. On repart à zéro, et dans le négatif même.

Une citation de :Hélène Lavoie, Centre de quilles Saint-Luc
Un joueur de quilles s'apprête à choisir sa boule.

Les amateurs de quilles ont dû faire preuve de patience depuis la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Raphael Tremblay

Le salon de quilles du Centre de loisirs Joseph-Nio, à Chicoutimi, est quant à lui ouvert trois jours par semaine depuis mardi. Régis Lamontagne affirme toutefois que son bilan financier est négatif depuis une longue période. On est 7000 $ ou 8000 $ en dessous chaque mois, mentionne-t-il. Heureusement, comme l’entreprise allait bien, on est capable de le supporter.

Des 23 employés qu’il comptait avant la pandémie de COVID-19, il n’a pu en garder que 3. Il a pu les payer grâce aux subventions qu’il a touchées. La plupart des autres ont depuis trouvé un autre emploi. À l’automne, il pense devoir chercher 7 ou 8 nouveaux employés.

C’est l’un des problèmes qu’on va affronter en septembre quand on va vraiment ouvrir à temps plein, mentionne-t-il.

D'après les informations de Julie Bergeron

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