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L'indice des prix à la consommation a bondi de 3,6 % en mai

Des planches de bois d'oeuvre.

Le prix des matériaux de construction, notamment, a beaucoup augmenté ces derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

La Presse canadienne

Les prix à la consommation ont augmenté de 3,6 % en mai par rapport au même mois l'an dernier, enregistrant ainsi leur plus forte croissance annuelle depuis mai 2011, a indiqué mercredi Statistique Canada.

En comparaison, l'inflation s'était établie à 3,4 % en avril, ce qui représentait alors sa valeur annuelle la plus forte en près d'une décennie.

Une partie de l'accélération de l'inflation globale est attribuable à la comparaison des prix avec leurs bas niveaux observés l'année dernière, au début de la pandémie de COVID-19, notamment pour l'essence, les meubles et les produits à base de bœuf.

En excluant l'essence, qui affichait une hausse de 43,4 % par rapport au même mois il y a un an, l'indice des prix à la consommation aurait augmenté de 2,5 % sur un an en mai.

Cependant, Statistique Canada a indiqué que l'augmentation de la croissance des prix d'une année à l'autre en mai a été alimentée par la hausse des prix du logement et des véhicules automobiles.

Les coûts de remplacement par le propriétaire, qui comprennent les prix des logements neufs, ont augmenté de 11,3 % d'une année à l'autre en mai, ce qui était leur plus forte augmentation depuis 1987.

Selon Statistique Canada, les prix ont augmenté pendant 16 mois consécutifs, les acheteurs recherchant des maisons plus grandes et les coûts des matériaux de construction ayant augmenté.

Les prix des biens durables comme les véhicules ont augmenté de 4,4 % en mai par rapport à leurs niveaux de mai 2020, ce qui, selon l'agence fédérale, s'est produit dans un contexte de faibles taux d'intérêt et de confiance croissante des consommateurs.

La Banque du Canada s'attend à ce que l'inflation oscille autour de 3 % au cours de l'été avant de ralentir plus tard cette année pour revenir vers la cible de 2 % de la banque centrale.

Cette dernière prévoit de maintenir son taux directeur à 0,25 % jusqu'à ce que l'économie se redresse et que l'inflation revienne durablement à son objectif.

Statistique Canada a précisé mercredi que la moyenne des trois mesures de l'inflation de base s'était établie à 2,3 % en mai, contre 2,1 % en avril. Ces mesures sont considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sous-jacentes sur les prix et sont étroitement étudiées par la Banque du Canada.

Le taux d'inflation de base pour le mois de mai était le plus élevé depuis avril 2009.

L'économiste Royce Mendes, de la Banque CIBC, a indiqué que le taux d'inflation général devrait s'estomper à partir des données de juin, car les prix ne seront plus comparés aux creux observés en mars et avril 2020.

En conséquence, la Banque du Canada continuera de surveiller la récente accélération de l'inflation, se concentrant plutôt sur le ralentissement de l'économie pour justifier le maintien des taux jusqu'à la seconde moitié de 2022, a-t-il écrit dans une note.

Hausse des taux d'intérêt plus tôt que prévu aux États-Unis

La Réserve fédérale américaine.

L'inflation préoccupe les dirigeants de la Réserve fédérale américaine.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Devant la hausse de l’inflation constatée ces derniers mois aux États-Unis, la Réserve fédérale a signalé mercredi qu'elle pourrait agir plus tôt que prévu dans le resserrement de sa politique monétaire et le redressement des faibles taux d'intérêt, qui ont contribué à alimenter une reprise rapide dans la foulée de la récession pandémique, mais qui ont également coïncidé avec une hausse de l'inflation.

Les décideurs de la Fed ont prévu d'augmenter leur taux d'intérêt de référence à court terme, qui influence de nombreux prêts à la consommation et aux entreprises, à deux reprises d'ici la fin de 2023. Ils avaient précédemment estimé qu'aucune hausse de taux n'aurait lieu avant 2024.

Dans son communiqué, la banque centrale a fait remarquer que les progrès de la vaccination avaient réduit la propagation de la COVID-19 aux États-Unis et que les indicateurs de l'activité économique étaient renforcés.

La Fed a également relevé ses prévisions d'inflation à 3,4 % d'ici la fin de cette année, contre 2,4 % dans sa projection précédente, en mars.

Pourtant, les responsables prévoient que les augmentations de prix resteront modérées au cours des deux années suivantes.

Cette perspective reflète l'opinion du président de la banque centrale Jerome Powell, selon qui les pics d'inflation actuels découlent principalement de pénuries d'approvisionnement et d'autres effets temporaires de la réouverture rapide de l'économie après la pandémie.

En plus d'avoir fixé son taux directeur à près de zéro depuis mars de l'année dernière, la Fed a réalisé des achats d'obligations du Trésor et hypothécaires totalisant 120 milliards de dollars américains par mois pour tenter de maintenir les taux à long terme, en encourageant les emprunts et les dépenses.

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