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Inconduites policières : la police de Lethbridge demande la patience du public

Shahin Mehdizadeh, en uniforme, devant une affiche de la police de Lethbridge.

Le chef du Service de police de Lethbridge, Shahin Mehdizadeh.

Photo : La Presse canadienne / David Rossiter

Radio-Canada

Le chef de la police de Lethbridge demande au public de faire preuve de patience pendant qu’une enquête se poursuit sur des allégations d'inconduite policière au sein du service.

Je veux juste que le public soit patient, afin que nous puissions continuer la marche à suivre et proposer une approche pour gérer cela, a déclaré Shahin Mehdizadeh lors d’une réunion ouverte au public virtuelle, mardi.

Les allégations ne sont pas bonnes pour nous et nous travaillons pour nous assurer que les enquêteurs ont tout ce dont ils ont besoin pour mener une enquête appropriée et impartiale et qu’ils aillent au fond des choses, a-t-il ajouté.

Le chef de la police a aussi déclaré que l'attention reçue de la part des médias était l'un des principaux problèmes que le service a vécus cette année.

Le Service de police de Lethbridge a fait face à quelques scandales et allégations de corruption, notamment parce que des agents auraient accédé aux bases de données internes de la police pour un usage personnel.

Le ministre de la Justice, Kaycee Madu, avait demandé au service d'élaborer un plan d'action au printemps, mais s’est dit déçu d’une version présentée à la fin du mois de mai et a ordonné de nombreux changements.

Lors de la réunion de mardi, Shahin Mehdizadeh a affirmé que les changements demandés par le ministre n'étaient que des demandes d'approfondissement.

Le plan d'action mis à jour doit être remis au ministre de la Justice d'ici le 25 juin.

Plus d'un scandale

La police de Lethbridge a été plongée dans plusieurs controverses au cours des 12 derniers mois. Deux policiers ont été sanctionnés et rétrogradés pour avoir espionné l’ex-ministre de l’Environnement néo-démocrate Shannon Phillips en 2017.

Récemment, cinq policiers ont été suspendus, après que CBC eut révélé qu’ils avaient effectué des recherches sans motif dans le dossier policier de Shannon Phillips, en 2018. Un inspecteur à la retraite a aussi eu une relation sexuelle avec femme qui sortait d’une situation de violence familiale et qui a affirmé que la relation n'était pas consensuelle.

Démarches en cours

Le chef du Service de police dit qu'un champ obligatoire a été ajouté aux bases de données pour demander aux utilisateurs de préciser pourquoi ils font leurs recherches. Des audits trimestriels sont aussi prévus pour s'assurer que le système n'est utilisé que pour les activités policières autorisées.

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