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Le tournage du Monde de Gabrielle Roy en cours au Manitoba

Une équipe de tournage télévisuel au travail en extérieur.

Le tournage de la série se déroule présentement à Saint-Pierre-Jolys, au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Crédit : Trevor Lyon

Depuis le 10 juin dernier, l’équipe de tournage du Monde de Gabrielle Roy est à l'œuvre pour filmer la première saison qui relate, en huit épisodes, la jeunesse de l’écrivaine franco-manitobaine.

La coproduction de la série est assurée par Les Productions Rivard (Manitoba) et Zone 3 (Québec) et la distribution mise sur des talents de l’ensemble de la francophonie canadienne.

Ce sont les comédiennes Léa-Kim Lafrance et Romane Denis qui se partageront le rôle de Gabrielle Roy à 10 et 20 ans, alors que ses parents seront campés par Martine Francke et Gaston Lepage, avec Francine Ruel dans le rôle de sa grand-mère. Ses sœurs seront jouées par Charlie Fleurant, Marie-Ève Fontaine, Clara Turcotte et Éléonore Loiselle.

La scénarisation et la réalisation sont signées par l’Acadienne Renée Blanchar.

Les tournages se dérouleront dans les prochaines semaines entre St-Pierre-Jolys, Fannystelle et Winnipeg.

L’importance de comprendre le contexte minoritaire

Le projet s’est présenté à la réalisatrice presque malgré elle.

Ma première réaction c’était non, parce que qui veut toucher à Gabrielle Roy [rires]! Je leur ai expliqué que je ne voulais pas vraiment le faire, mais en même temps je leur disais comment je pensais qu’il fallait que ce soit fait et une semaine plus tard on me proposait le poste ! , raconte Renée Blanchar. 

Les portes d’entrée dans l'œuvre de Gabrielle Roy sont multiples, mais pour la transposer à l’écran, une de ces portes était inévitable, selon la réalisatrice et scénariste.

On entre par la porte de la minorité. Je suis Acadienne et je crois que mon âme franco-canadienne, les défis que l’on a comme peuples minoritaires, comment ça nous a construits, qu’est-ce que l’on a vécu, sont toutes des choses qui m’ont habitée dans l’écriture, explique-t-elle.

C’est en se replongeant dans l’oeuvre de l’écrivaine derrière Rue Deschambault que Renée Blanchar a vu des vases communicants se créer entre elle et sa protagoniste.

Plus je travaillais sur Gabrielle Roy, plus j’ai fait des liens avec ma vie personnelle. Comment on devient artiste, comment on s’inscrit dans la création dans une communauté minoritaire, etc. Il y a des choses très personnelles qui sont ressorties de ma propre enfance. Autant de choses qui ont ramené Gabrielle plus proche de moi et qui m’ont donné les coudées franches,avoue-t-elle.

Il n'est pas surprenant que la série soit tournée au Manitoba, province natale de Gabrielle Roy.

Il y a les Prairies que l’on s'imagine quand l’on vient d’ailleurs et il y a celles que l’on découvre. C’est à la fois très lumineux et très rude. Il y a une rudesse du pays qui me semble importante par rapport à l'œuvre de Gabrielle Roy, explique Renée Blanchar.

Permettre un nouveau regard

Pour la comédienne Marie-Ève Fontaine, confier la scénarisation et la réalisation d’une telle série à Renée Blanchar tombait sous le sens.

Elle comprend très bien les enjeux et les réalités qui sont décrites dans l'œuvre de Gabrielle Roy. En même temps, le fait qu’elle arrive d’ailleurs et qu’elle découvre le Manitoba, c’est un nouveau regard qui nous permet à nous les Manitobains de voir ce que l’on ne voit plus explique l’actrice.

Le portrait d'une femme souriante dans un parc extérieur.

Pour celle qui interprétera le rôle de Clémence, l’une des grandes sœurs de Gabrielle Roy, la rencontre avec le scénario a eu des allures de coup de foudre.

J’ai été époustouflée par la qualité de l’écriture. C’est incroyable la richesse du scénario, toutes les choses que Renée [Blanchar] a cherchées, on dirait qu’elle a lu l'œuvre cinquante fois et qu’elle a mis là-dedans tout ce qu’elle pouvait évoquer [rires]! , raconte-t-elle.

Se concentrant sur l’enfance de l’autrice, la série permet de voir comment cette dernière se construira comme écrivaine au gré de sa jeunesse.

Une des choses importantes dans le texte c’est le chemin que Gabrielle Roy va se tracer en tant que femme à cette époque-là. Ce déchirement entre le devoir familial et son envie de partir, de voir le monde et de le raconter à sa façon. C’est vraiment touchant , explique Marie-Ève Fontaine.

Retrouver Gabrielle Roy

Gaston Lepage campera le rôle de Léon, le patriarche de la famille depuis peu sur le chômage. Un être aux allures plutôt dures.

C’est un monsieur taciturne, plutôt retiré, renfrogné, mais il est charmant. Il y a des scènes où il est drôle sans le vouloir . C’est un bonhomme qui peut être bête et qui l’instant d’après le regrette, mais je pense qu’il a un cœur! , raconte le comédien.

Portrait d'un homme à la barbe blanche, portant un chapeau.

Le comédien Gaston Lepage se glissera dans la peau de Léon, le père de Gabrielle Roy.

Photo : Radio-Canada / Crédit : Trevor Lyon

Il forme un couple à l’écran avec la comédienne Martine Francke, qui a d’ailleurs déjà été l’une de ses élèves à l’École nationale de théâtre.

Lui aussi ne tarit pas d’éloges à l’endroit du scénario du Monde de Gabrielle.

Ce sont des histoires qui sont toujours d’actualité dans la francophonie canadienne. Ce que Renée [Blanchar] a fait de cette œuvre-là, c’est un petit bijou. La mise en mot et la mise en situation des écrits de Gabrielle Roy sont tout simplement magnifiques , avoue-t-il.

Ç’a été pour Gaston Lepage l’occasion de se replonger dans l'œuvre de Gabrielle Roy.

Par son écriture tellement profonde, qui touche à l’âme, elle a éveillé une réelle fierté pour sa communauté, pour sa francophonie, ici au Manitoba, conclut-il.

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