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Exceldor accepte l'arbitrage proposé par le ministre Boulet

La coopérative souhaite que cesse la grève ayant mené jusqu'ici à l'euthanasie d'un million de poulets.

L'usine d'Exceldor

L'usine d'Exceldor dans Bellechasse est à l'arrêt depuis trois semaines.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

L'abattoir avicole de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, pourrait redémarrer rapidement si le syndicat acceptait la main tendue de l'employeur.

La coopérative Exceldor a fait savoir mardi soir à ICI RDI qu'elle acceptait l'arbitrage proposé par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, Jean Boulet.

Ses dirigeants souhaitent que cesse immédiatement la grève ayant forcé les producteurs de volaille à envoyer à l'usine d'équarrissage Sanimax de Lévis un million d'oiseaux en trois semaines. C'est environ quatre millions de repas perdus, calculent-ils.

D'après Exceldor, la nomination d'un arbitre est une option favorable pour dénouer le conflit de travail, comme toute autre mesure qui permettrait l'arrêt du gaspillage, a expliqué à Zone économie le vice-président principal de la division poulet de la coopérative, Joël Cormier.

L'euthanasie de poulets est devenue selon lui l'enjeu principal de la négociation. Ça fait déjà quatre semaines, un million d'oiseaux, c'est assez, a tonné M. Cormier en entrevue avec Gérald Fillion.

1 million de poulets euthanasiés

La grève des quelque 525 employés de l'abattoir de Bellechasse a débuté le dimanche 23 mai dernier après plusieurs mois de négociations infructueuses.

Dix jours plus tard, on apprenait que 500 000 poulets devraient être euthanasiés plutôt qu'abattus pour leur chair – un gaspillage largement dénoncé par les éleveurs.

Depuis, l'Union des producteurs agricoles (UPA) presse les travailleurs de l'usine d’accélérer les négociations qui, malgré la nomination d'une médiatrice spéciale, font du surplace, selon Joël Cormier.

La coopérative, fait-il valoir, avait pourtant présenté aux employés des conditions parmi les plus avantageuses en Amérique du Nord pour ces travailleurs-là dans son offre finale et globale.

Les demandes syndicales, pour leur part, auraient rendu la coopérative non concurrentielle sur le marché canadien, a soutenu M. Cormier mardi.

Le syndicat évaluera la proposition mercredi

Le syndicat de l'usine de Saint-Anselme est affilié aux Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC). Les employés sont sans contrat de travail depuis le 31 juillet 2020. Ils ont rejeté l'offre finale et globale de l'employeur à 79 %.

Questionné sur la proposition d'arbitrage acceptée par Exceldor, un représentant des TUAC a indiqué à Radio-Canada en fin de soirée mardi que la question serait évaluée mercredi par le comité syndical. Cela dit, des séances de médiation sont toujours à l'horaire jeudi et vendredi, a-t-il précisé.

Exceldor est détenue par 400 producteurs de volaille, dont 260 au Québec. Dans un nouvel effort pour mettre fin à une situation inacceptable de gaspillage alimentaire, la coopérative avait publié mardi matin un communiqué pour inviter Québec à décréter des services essentiels dans le secteur de la transformation primaire.

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