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Des premières questions du public à saveur électorale à l'arrondissement de Chicoutimi

Dominic Gagnon en entrevue

Dominic Gagnon était auparavant chef du parti municipal Alliance Saguenay avant que celui-ci mette fin à ses activités en 2020.

Photo : Radio-Canada

Pour la première fois depuis des mois, des citoyens se sont présentés en personne à la séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, mardi. La période de questions a d’ailleurs pris des airs de campagne électorale puisque trois intervenants sur quatre étaient des candidats affichés ou en réflexion pour le scrutin de novembre.

L’ex-chef du parti Alliance Saguenay et candidat indépendant à la mairie, Dominic Gagnon, a été le premier à s’adresser aux élus. Il a d’abord lancé une flèche aux conseillers, qui venaient d’accorder une portion de leur enveloppe discrétionnaire à certains organismes communautaires. Le candidat leur a rappelé qu’il était question de deniers publics et non de leur propre argent.

Ça me fait toujours rire lorsque vous dites, M. Tremblay, quand vous parlez des dons et subventions et des montants et que vous parlez des conseillers. Je pense que ce serait très gracieux de rappeler que c’est l’argent des citoyens et que ce n’est pas Michel Tremblay ou Marc Bouchard qui donne. Par respect pour les citoyens, ce serait intéressant de le rappeler. Quand j’écoutais ça je me disais : "Mon Dieu! Vous avez beaucoup d’argent à donner personnellement" , a servi Dominic Gagnon, en guise de préambule

C’est votre perception à vous, mais c’est de l’argent de la Ville, on sait que ce n’est pas de l’argent personnel. On a 20 000 $ par année à donner qui viennent de ces budgets-là , a répondu le président de l’arrondissement, Michel Tremblay. Diplomate, il a indiqué qu’il s’assurerait de mentionner, lors de séances subséquentes, qu’il s’agit d’argent provenant des budgets de quartiers des élus.

Du gaspillage

Dominic Gagnon a ensuite abordé la question d'un investissement de 400 000 $ de la part de la Ville pour l’aménagement d’une traverse piétonnière au coin Bégin et de l’Université, près du Centre Georges-Vézina. Selon le candidat défait à la partielle de décembre 2019 dans le secteur Lac-Kénogami, la Ville aurait gagné à attendre quelques mois puisqu’elle aurait pu bénéficier de subventions gouvernementales dans le cadre du projet d’écomobilité déployé par la Société de transport du Saguenay (STS).

Vous savez comment les traverses piétonnières me tiennent à cœur. Il y a deux ans, je vous parlais justement de la traverse du coin Barrette et Saint-Paul, où mon fils a failli se faire frapper en traversant. Vous aviez dit que ça faisait sept ans que ça traînait et que ça allait venir, et c’est venu et c’est une chose qui est très bien comme ça […]. Mais un budget, pour faire une traverse piétonnière comme ça, c’est quoi environ?, a questionné Dominic Gagnon. .

Michel Tremblay a répondu que la traverse du boulevard Barrette a coûté environ 800 000 $. Marc Bouchard a indiqué que l’octroi du contrat avalisé par le comité exécutif il y a quelques semaines pour le coin Bégin et de l'Université atteint 400 000 $.

J’ai eu comme information et peut-être que M. Pettersen de la STS pourra confirmer, c’est que les feux pouvaient être intégrés dans les plans de développement. Est-ce qu’il n’y avait pas des budgets de la STS qu’on aurait pu aller chercher , a renchéri Dominic Gagnon.

Comme s’il était en parfait accord avec lui, Marc Pettersen est intervenu en disant qu’il a été surpris d’apprendre que la Ville avait choisi de procéder à l’aménagement piétonnier.

Le conseiller municipal de Saguenay, Marc Pettersen, se trouve à proximité de la Croix de Sainte-Anne.

Marc Pettersen partage l'avis de Dominic Gagnon concernant la traverse piétonnière en cours d'aménagement au coin Bégin et de l'Université, à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

Quand j’ai vu apparaître les cônes orange, les deux bras m’ont tombés à terre. Dans notre plan, c’était prévu de faire une traverse là. On est admissible à une subvention de 90 %. Ça aurait coûté 40 000 $ au lieu de 400 000 $ , a fait valoir le conseiller de Chicoutimi-Nord, ajoutant que le ministère des Transports ne subventionne pas les chantiers déjà engagés.

C’est dommage parce que le bras gauche ne sait pas ce que le droit fait dans la ville. Des fois, on aimerait ça que les deux bras finissent par se parler , a-t-il martelé avec ironie.

Dans une explication très étoffée, le conseiller Simon-Olivier Côté a indiqué que cet endroit a été considéré prioritaire en raison de nombreuses représentations faites par des directions d’écoles, des parents, des étudiants de l’UQAC et autres citoyens qui craignaient pour leur sécurité dans ce secteur très achalandé de Chicoutimi.

La problématique de Bégin et de l’Université, ça fait environ cinq ans qu’on a des plaintes. La pression était tellement rendue forte qu’on ne pouvait plus attendre. En plus, depuis l’ouverture de la station d’essence et du dépanneur, les jeunes s’en vont tous là. Avec tout ça, on ne pouvait plus attendre, alors on s’est dit que la priorité numéro un de l’arrondissement Chicoutimi, c’est celle-là , a tranché Simon-Olivier Côté.

Le conseiller municipal de Saguenay, Simon-Olivier Côté

Les conseillers de Chicoutimi Simon-Olivier Côté et Michel Tremblay lors d'une séance du conseil de ville.

Photo : Radio-Canada

Il a ajouté que l’enveloppe de 400 000 $ s’explique par le fait que la traverse doit franchir six voies de circulation et qu’il s’agit d’une intersection complexe.

On ne pouvait plus attendre. C’est la sécurité de nos enfants qui était en jeu

Une citation de :Simon-Olivier Côté, conseiller municipal, Saguenay

Il y a un conflit de valeur qu’on voit là. C’est sûr que quand on laisse 300 000 $ sur la table, dans l’intérêt du contribuable, [ça aurait valu] la peine d’y penser pendant quelques mois , a laissé tomber Dominic Gagnon, avant de regagner son siège.

Pas de poubelles dans les parcs

France Tremblay, qui songe à briguer les suffrages dans le district #8, est venue questionner les élus de Chicoutimi concernant l’absence de poubelles dans certains parcs situés à proximité des écoles. Elle a indiqué que c’était notamment le cas à l’école Le Roseau.

Des membres du conseil lui ont répondu que les parcs situés à proximité des écoles qui sont fréquentés par des citoyens font l’objet d’ententes entre les centres de services scolaires et Saguenay, qui y installe des conteneurs à déchets et qui en assure la cueillette. Pour les autres établissements, la responsabilité relève des CSS.

Un terrain nauséabond

Mario Gagnon, qui affrontera Michel Tremblay dans le district #9, est notamment venu demander des comptes concernant un terrain situé près de la garderie L'Académie des Mini-Amours, dans les quartier Côte-Réserve, d’où des odeurs nauséabondes proviennent et incommodent le voisinage.

Dans un duel verbal courtois, mais direct, les deux aspirants au même siège ont échangé pendant quelques minutes. Concernant le dossier du terrain situé près du centre Le Panoramique, Michel Tremblay, qui est aussi président de l'arrondissement, a indiqué que des analyses sont en cours par les services municipaux.

Il a aussi répondu à Mario Gagnon, venu soulever l’enjeu de la vitesse dans le quartier, qu'il s'agissait d'un problème observé dans plusieurs secteurs de la ville et qu’il y était personnellement sensibilisé. Il a toutefois rétorqué qu’il ne pouvait pas forcer les policiers à aller s’installer entre l’église Saint-Antoine et la rue Le Grand pour faire de la surveillance.

Quant au quatrième citoyen à participer à la période de questions, il est intervenu en faveur d'une demande de projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (PPCMOI) le concernant sur la rue Saint-Nicolas.

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