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10 M$ pour fouiller les sites des pensionnats autochtones : entre soulagement et méfiance

Une photo d'Evelyn Korkmaz enfant (à gauche) et une autre photo d'elle adulte (à droite).

Evelyn Korkmaz a fréquenté le pensionnat Sainte-Anne de 1969 à 1972.

Photo :  courtoisie / Evelyn Korkmaz/ Stephanie Jenzer

Des survivants de pensionnats autochtones et des chefs autochtones accueillent favorablement l'enveloppe de 10 millions de dollars annoncée par le gouvernement ontarien pour les trois prochaines années pour identifier des sites d'enterrement des pensionnats autochtones et offrir des services de soutien.

Malgré cela, ils se demandent si ce montant sera suffisant pour fouiller l’ensemble des sites.

Ça va prendre pas mal plus que 3 ans, estime Evelyn Korkmaz, une survivante du pensionnat St. Anne, à Fort Albany. Mais c’est un début. Ces pensionnats se trouvent un peu partout à travers l’Ontario et le Canada.

Carte de l'Ontario précisant le lieu des pensionnats autochtones. Le Nord-Ouest de l'Ontario est la zone la plus remplie.

Les sites des différents pensionnats autochtones en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Ces doutes sont partagés par Rob Niganobe, le grand chef du conseil de la Nation Anishinabek.

Il affirme que l’annonce est prometteuse, mais il n’est pas certain que les 10 millions de dollars suffiront.

Les survivants partagent depuis longtemps les vérités sur les enfants disparus, a déclaré par écrit le grand chef sortant de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler. Maintenant, la province est à l'écoute.

Evelyn Korkmaz est heureuse de voir le gouvernement se montrer actif dans ce dossier, même si les nouvelles enquêtes font remonter de douloureux souvenirs d’abus de nature physique, mentale et sexuelle.

Il faut rouvrir les blessures pour pouvoir tourner la page.

Une citation de :Evelyn Korkmaz, survivante du pensionnat St. Anne

C’est un sentiment partagé par Jay Jones, président de l'association des enfants du pensionnat Shingwauk, près de Sault-Sainte-Marie.

Les survivants des pensionnats autochtones et leurs enfants portent un lourd passé traumatique. Retrouver leurs frères et sœurs disparus devrait contribuer à leur guérison.

Une citation de :Jay Jones, président de l'association des enfants du pensionnat Shingwauk

Mme Korkmaz, comme plusieurs autres autochtones, déplore l’absence de l'Église catholique lors de l’annonce de Doug Ford et demande, encore une fois, des excuses officielles.

L’Église était responsable de l’exploitation de 70 % des pensionnats autochtones au pays.

Avec les informations de Zacharie Routhier

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