•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des entreprises d’autobus de Drummondville dénoncent un nouveau règlement provincial

Une rangée d'autobus électriques.

Selon les deux entreprises de Drummondville, le nouveau Programme provincial d'électrification du transport scolaire privera les acheteurs de leurs gros autobus électriques d'une importante subvention à l'achat.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Deux industriels drummondvillois disent être mis à l'écart par le Gouvernement du Québec. Les dirigeants d'Autobus Girardin et Autobus Thomas croient que l'entrée en vigueur prochaine d'un nouveau règlement provincial frappera durement leurs ventes d'autobus électriques au profit d'un seul fabricant.

Ils exhortent le gouvernement à revoir sa position. Dans un rare front commun soutenu par la Ville de Drummondville, ils ont dénoncé en conférence de presse le nouveau Programme provincial d'électrification du transport scolaire, qui doit entrer en vigueur cet été. Ce dernier privera les acheteurs de leurs gros autobus électriques d'une importante subvention à l'achat parce qu'ils ne sont pas assemblés au Canada, croient les deux dirigeants.

Michel Daneault, Alain Carrier et Véronique Dubé sont assis à une table devant un logo de la Ville de Drummondville.

Michel Daneault (à gauche), Alain Carrier (au centre) et Véronique Dubé (à droite) ont organisé une conférence de presse mardi.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Legault a en effet annoncé une modification à un règlement afin d'octroyer une subvention pouvant aller jusqu'à 150 000 $ pour chaque autobus scolaire entièrement électrique acheté et assemblé au Québec.

Résultat : le gouvernement créera un monopole, estiment les dirigeants drummondvillois, puisque les ventes d'autobus électriques seront déplacées vers la compagnie Lion électrique, à Saint-Jérôme.

Le seul mot qui me vient en tête, c'est monopole, et l'autre mot c'est l'élimination de la libre concurrence au Québec dans le domaine des autobus scolaires.

Une citation de :Michel Daneault, vice-président des ventes d’Autobus Girardin

L'objectif du programme est louable, mais provoque des dommages collatéraux irréparables à nos deux entreprises drummondvilloises, déplore quant à lui le maire de la Ville Alain Carrier.

Selon lui, les deux entreprises d’autobus de Drummondville occupent 80 % du marché québécois et embauchent près de 650 personnes. 

J'ai une crainte pour la pérennité de mon entreprise. Par contre, on a un plan d'électrification et un véhicule déjà prêt à être mis sur les routes. [...] Je crois vraiment qu’on a l’ensemble des qualifications requises pour faire partie du programme, indique de son côté Véronique Dubé, vice-présidente chez les Autobus Thomas.

Les Autobus Girardin et les Autobus Thomas exhortent Québec à repousser l'entrée en vigueur du nouveau règlement pour attendre au moins jusqu'au 31 octobre. Selon eux, ce délai leur permettrait d'amorcer l'année scolaire 2021 du bon pied et de négocier une voie de passage.

Faire en sorte que nos entreprises locales puissent en sortir gagnantes

Le ministre responsable de la région assure multiplier les démarches pour répondre aux inquiétudes de ces industriels.

On veut vraiment tout faire pour aller de l'avant avec la stratégie d'électrification des transports, mais en même temps, arrimer ça pour faire en sorte que nos entreprises locales puissent en sortir gagnantes.

Une citation de :André Lamontagne, ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

Déjà confrontés à la fin imminente de la vente de leurs autobus classiques à combustion, ces industriels espèrent maintenant des gestes concrets du gouvernement dans les plus brefs délais.

Avec les informations de Jean-François Dumas et de la Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !