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Télébec supprime des emplois en Abitibi-Témiscamingue

Les bureaux de Télébec à Val-d'Or.

Les bureaux de Télébec à Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Télébec supprime les 25 emplois de son service à la clientèle situés en Abitibi-Témiscamingue. La nouvelle a été annoncée aux employés lundi, à Val-d’Or.

En raison de l’évolution de l’environnement commercial, Télébec a pris la décision difficile de transférer les emplois en centre d’appel actuellement situés en Abitibi chez notre partenaire stratégique Nordia, à Laval et à Montréal, a confirmé par courriel une porte-parole de Bell.

Le syndicat Unifor s’insurge de cette décision qui, à ses yeux, démontre le manque de vision de Bell face à l’arrivée de la compétition en Abitibi-Témiscamingue.

Bell laisse tomber l’Abitibi une fois de plus, déplore Olivier Carrière, directeur adjoint pour Unifor. Du jour au lendemain, on sous-traite un département au complet parce qu’on à de la difficulté à embaucher et garder les employés. Pourtant, ce n’est pas un phénomène nouveau. On sait que la concurrence est forte dans la région pour offrir de bonnes conditions de travail à la main-d’oeuvre. Ça fait 2-3 ans qu’on dit à Bell de se préparer à l’arrivée de la compétition. Ils n’ont pourtant jamais vu venir la vague qui les a frappés et leur seule façon de rectifier le tir, c’est de réduire les coûts et fermer un département. C’est déplorable.

Unifor affirme avoir déposé des propositions à Bell au cours des dernières années pour rendre Télébec plus attrayante pour la main-d’oeuvre. Ils n’ont jamais daigné nous écouter et là ils nous disent que la seule façon de garder une force de travail stable, c’est de quitter la région, ajoute M. Carrière.

Le directeur adjoint du syndicat estime aussi que la clientèle régionale de Télébec subira les impacts de cette fermeture.

Quand tu appelles parce que tu vis des enjeux avec ta ligne téléphonique par exemple, c’est évident que tout se fait plus rapidement quand tu parles à quelqu’un qui connaît le territoire, qui est à proximité, avance-t-il. Là, on dit aux gens de l’Abitibi qu’ils seront désormais répondus par les employés de centre d’appels à l’extérieur, qui seront moins bien payés. Bell dit vouloir réagir à la compétition en Abitibi, mais ils le font avec des gens qui ne sont pas d’ici. Ça nous rentre droit au coeur et nos salariés ont pris ça très difficilement.

L’entreprise ajoute que les employés touchés par ce changement pourront postuler pour d’autres postes chez Bell en tant que candidats internes, ou profiter de continuité de salaire et de services de transition de carrière.

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