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Champ de tir de Tracadie : la ministre rencontre l’industrie du bleuet mercredi

Des bleuets sont bien visibles dans un champ.

Les producteurs locaux de bleuets de la Péninsule acadienne veulent un accès à l'ancien champ de tir de Tracadie.

Photo : Radio-Canada

L’ancien camp militaire de Tracadie est un espace toujours vacant et il est considéré comme une véritable « mine d’or » par l’industrie bleuetière de la région. Justement, le gouvernement souhaite leur en louer une partie, mais l’association des producteurs de bleuets de la province craint que les exigences de cette location disqualifient les producteurs locaux.

René Chiasson, le président de l’organisme Bleuets Nouveau-Brunswick, rencontre la ministre mercredi à Tracadie.

Je pense que c’est important que le gouvernement regarde à donner ces terres-là aux gens d’ici.

Une citation de :René Chiasson, président de Bleuet NB

Des critères trop élevés, selon l’association

Selon Bleuets NB, le gouvernement louera 2000 acres du champ de tir à l’industrie du bleuet par le biais d'un appel d'offres. Toutefois, les entrepreneurs qui souhaitent l’obtenir doivent prendre en charge la transformation du produit.

Cette dernière exigence exclut tous les entrepreneurs locaux et provinciaux, croit René Chiasson.

René Chiasson en entrevue avec un journaliste.

René Chiasson souhaite que les terres de Tracadie soient exploitées par des gens de la province.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Les agriculteurs ne sont pas prêts à faire une offre au gouvernement pour qu’il y ait une deuxième transformation [...] Les critères sont trop élevés présentement.

Selon lui, le risque qu’une entreprise de l’extérieur de la province prenne le contrôle du terrain est réel. Il reste qui? Il reste les transformateurs qui viennent de l’extérieur du Nouveau-Brunswick qui peut faire main basse sur ces terres-là.

Cela augmentera la production, répond la ministre

Dans une déclaration écrite, la ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, Margaret Johnson défend son choix de mettre des terres à la disposition des entreprises qui souhaitent une transformation nouvelle ou améliorée ou une production à valeur ajoutée.

Cela augmentera la production, appuiera les possibilités de transformation accrue des bleuets sauvages dans la province, accroîtra les revenus et créera plus d’emplois.

Une citation de :Margaret Johnson, ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches
Des plants chargés de bleuets

Des plants chargés de bleuets

Photo : Association des producteurs de bleuets sauvages de la Nouvelle-Écosse

Elle indique aussi que des terres seront mises à la disposition des producteurs existants ainsi que des particuliers et des entreprises nouveaux dans le secteur.

Nous sommes tous d’accord pour dire que nous voulons avoir plus de production de bleuets dans la province, et nous voulons qu’il y ait plus de bleuets du Nouveau-Brunswick transformés au Nouveau-Brunswick, indique-t-elle.

Une mine d’or de 2000 acres

L’ancien camp militaire a été utilisé de 1939 à 1994 pour l’entraînement et la pratique des armes. Le vaste site a été décontaminé depuis par le gouvernement fédéral.

Depuis quelques années, des producteurs de bleuets lorgnent le territoire, qui offriraient des conditions optimales pour la culture du petit fruit.

C’est une mine d’or pour notre industrie. C’est une mine d’or économique, assure René Chiasson. On a encore de belles terres qu’il est possible de développer.

Une affiche qui marque le début du territoire de l'ancien camp militaire.

L'ancien champ de tir de Tracadie est un large territoire dans les terres de Tracadie.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le président explique que son association travaille déjà sur un plan pour établir une stratégie afin de développer l’industrie dans la province.

Il estime que ce plan sera terminé à la fin de l’été. J’aimerais que le gouvernement attende qu’on finisse notre plan stratégique et de là, on travaille ensemble.

Par ailleurs, selon l’association, le gouvernement souhaite aussi réserver 1000 acres supplémentaires de l’ancien camp pour les Premières nations. Cette idée convient à René Chiasson. Je trouve que c’est normal. Ils font partie de l’économie du Nouveau-Brunswick.

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