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«Agissons comme une région» : pas d’exceptions pour les municipalités de la route 11

Affiche du bureau de santé Porcupine sur un mur de briques.

Le bureau de santé publique Porcupine, dans le Nord de l'Ontario, n'a pas encore atteint la première étape de la réouverture de l'économie.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La médecin hygiéniste du Bureau de santé Porcupine a confirmé en conférence de presse ce mardi qu’il n’y aurait pas d’exceptions pour les zones moins touchées par la troisième vague. Elles ne pourront pas passer à la première étape du plan de déconfinement de la province avant les secteurs de Timmins et de la baie James, qui sont aux prises avec plusieurs cas actifs de COVID-19.

La Dre Lianne Catton souligne que les villes de la région sont interconnectées et qu’aucune municipalité n’est à l’abri d’une éclosion soudaine.

Moins de 1% (Nouvelle fenêtre) des cas actifs de la région de Porcupine sont situés dans les municipalités du corridor de la route 11 incluant Hearst, Mattice-Val Côté, Kapuskasing, Oposatika, Val Rita-Hardy, Moonbeam, Hornepayne et Fauquier.

Capture d'écran du logiciel de cartes de Google

Les municipalités de la route 11, entre Fauquier et Hearst.

Photo : Capture d'écran - Google Maps

Dans une lettre publiée la semaine passée, ces communautés ont revendiqué le droit d’entamer un déconfinement.

Notre situation géographique nous permet d’avoir une distance importante entre les villes de notre région, a écrit le maire de Kapuskasing, David Plourde. Nous demandons à ce que vous adoptiez une approche régionale pour la levée des mesures sanitaires.

Un homme regarde la caméra en souriant

David Plourde, maire de Kapuskasing

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Des villes interconnectées

L’infirmière en chef du Bureau de santé Porcupine (BSP), Chantal Riopel, affirme que les autorités sanitaires comprennent l’impact du confinement sur les entreprises, mais que le contexte plus large ne permet pas de faire du cas par cas.

Nous sommes tous liés. Les services sociaux et les services médicaux sont partagés entre les communautés, explique Mme Riopel. Il y a des vas et viens, beaucoup de gens se déplacent pour des raisons essentielles. Nous devons travailler ensemble.

Le maire de Hearst, M. Roger Sigouin, avait également demandé à ce que les mesures soient appliquées différemment dans les villes moins touchées par la COVID-19 le long de la route 11.

Un homme qui sourit

Roger Sigouin est le maire de Hearst.

Photo : Radio-Canada

Toutefois, il dit comprendre et respecter la décision des autorités.

Comme maire, je supporte les communautés et les petites entreprises, mais la Dre Lianne Catton est mieux placée pour voir l’ensemble de la situation, observe-t-il. C’est facile de critiquer, mais ce n’est pas facile d'être dans les souliers des autorités de santé.

Combattre la troisième vague avec les vaccins

Le BSP encourage les résidents de la région à prendre un rendez-vous pour la vaccination et à inciter les membres de leur entourage à faire de même.

La Dre Lianne Catton confirme que le taux de positivité est très faible chez les personnes qui ont reçu les deux doses.

Par ailleurs, près de 20 % des adultes du territoire du BSP sont complètement vaccinées.

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