•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le SPVM a saisi 250 armes à feu illégales depuis le début de l'année

Sa nouvelle escouade chargée de pourchasser les trafiquants devrait être complète d'ici la fin de l'année.

M. Caron en uniforme, arrivant sur les lieux de la conférence de presse.

Le chef de police de Montréal, Sylvain Caron

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

On savait que le trafic d'armes à feu était un problème à Montréal. Mais un chiffre dévoilé mardi par le chef de police Sylvain Caron a permis d'en mesurer l'ampleur.

Depuis le début de l'année, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a saisi 250 armes à feu illégales sur son territoire.

Quatorze de ces armes ont été confisquées par la nouvelle Escouade de lutte contre le trafic d'armes (ELTA).

Cette équipe mise sur pied le 22 février dernier compte actuellement 23 ressources dédiées, a indiqué le chef Caron mardi. Mais elle continuera d'être bonifiée au cours des prochains mois, si bien que le directeur du SPVM a bon espoir que l'ELTA pourra compter comme promis 40 ressources d'ici la fin de l'année.

L'objectif est de développer une expertise en répression du trafic d'armes afin que celles-ci soient interceptées avant d'arriver entre les mains de gangs criminels, a-t-il expliqué une nouvelle fois.

Une arme de moins, pour moi, c'est une victime de moins et c'est une centaine de citoyens sécurisés. Pour nous, c'est important : chaque arme qui est saisie autant par les enquêteurs que par les patrouilleurs [...] a une grande importance.

Une citation de :Sylvain Caron, directeur du SPVM

Pour aider à monter cette nouvelle escouade, Québec a confirmé mardi en conférence de presse que les cinq millions de dollars sur deux ans réservés dans le dernier budget seront versés comme prévu à la police de Montréal. Un premier versement de deux millions sera effectué dès cette année.

L'annonce en a été faite mardi par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à Montréal-Nord, une communauté qui a subi plus que sa part de violence au cours des derniers mois.

Elle a insisté sur la nécessité de permettre aux citoyens de retrouver une certaine paix d'esprit, parce que ce n'est pas normal d'être inquiet à tout moment de voir des conflits armés surgir dans nos rues ou ailleurs.

Le nombre d'infractions violentes armées a plus que doublé à Montréal de 2019 à 2020, selon la ministre, qui a évoqué une hausse de 107 %. Le nombre de tentatives de meurtre avec arme à feu aurait quant à lui grimpé de 39 % durant la même période.

Mme Guilbault en conférence de presse.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'investissement confirmé mardi sera le bienvenu au SPVM, dans la mesure où l’ELTA était jusqu’à présent financée à même les budgets existants du corps policier et où la direction en était réduite, faute de ressources, à réévaluer la deuxième phase de développement de l'escouade.

La capacité de payer des citoyens a quand même atteint ses limites, a d'ailleurs souligné le chef Caron mardi. On est conscient de ça et on essaie de travailler en fonction de ces paramètres-là.

Radio-Canada révélait la semaine dernière que l'ELTA, trois mois après son entrée en fonction, n’était présentement formée que de 12 policiers à temps plein. La situation avait été dénoncée par le président de la Fraternité, Yves Francoeur, selon qui l'escouade n'avait tout simplement pas les moyens de ses ambitions.

Du tape-à-l'oeil, selon le syndicat

Un rapport rendu public lundi par le Bureau du vérificateur général de Montréal laisse entendre par ailleurs que le problème est beaucoup plus vaste.

Selon les responsables du budget du SPVM, ce dernier ne reçoit pas la dotation budgétaire suffisante pour couvrir les obligations liées à la structure des effectifs autorisée et les paramètres de la convention collective ou les orientations maintenues par l’Administration municipale, peut-on lire.

Dans ce contexte, les annonces de nouvelles unités, sans ajustements conséquents des effectifs globaux, relèvent partiellement du tape-à-l’œil, a commenté la Fraternité, mardi, dans un message envoyé à ses membres.

Avec Fannie Bussières McNicoll et La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !