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CBC interdit pour un mois les commentaires sous ses publications Facebook

Un œil, vu de proche, avec la réflexion du logo de Facebook.

CBC News affirme que la modération de commentaires répréhensibles a des conséquences psychologiques néfastes sur le personnel.

Photo : afp via getty images / CHRISTOPHE SIMON

Radio-Canada

CBC News a décidé de désactiver la section ouverte aux commentaires sous ses publications Facebook pour une période test d’un mois afin de lutter contre la haine et le harcèlement en ligne.

Brodie Fenlon, le rédacteur en chef du service de nouvelles du diffuseur public anglophone, a expliqué cette décision dans un billet de blogue publié mardi (Nouvelle fenêtre).

Si la teneur du débat public est un indicateur de la santé d’une société, les conversations sur les réseaux sociaux peuvent nous laisser croire qu’on a un problème, a-t-il avancé.

Il cite notamment la présidente de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait, qui a affirmé que les journalistes étaient de plus en plus la cible de harcèlement et d’actes de violence, tant sur les réseaux sociaux que sur le terrain. Il s’agit d’une menace à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, selon elle.

C’est une chose que nos journalistes voient des propos toxiques sur ces plateformes. Mais ça en est une autre que ce soit également le cas pour notre public qui veut discuter de notre journalisme sur des réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, où il est presque garanti d’être confronté à de la haine, du racisme et de la violence.

Le rédacteur en chef affirme que CBC News en était rendu à faire de l’autocensure pour la publication de certains contenus dont [on sait] qu’ils susciteront des commentaires haineux ou disgracieux. Il mentionne que la modération de commentaires répréhensibles a des conséquences psychologiques néfastes sur le personnel.

Cette pause de commentaires pour un mois, à partir de mercredi, est une expérience. Le diffuseur public verra si des apprentissages pourront être appliqués à d’autres plateformes où des problèmes similaires sont constatés, comme Twitter ou YouTube.

Les sections de commentaires se trouvant sous les articles publiés sur le site CBCNews.ca demeureront ouvertes.

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