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Tatouages et perçages : les employeurs doivent avoir une politique claire

Une femme montre ses deux tatouages en forme de papillon qu'elle a sur les avant-bras.

Les tatouages font partie des droits à la liberté d'expression des individus.

Photo : Radio-Canada / Radja Mahamba

Les tribunaux se penchent régulièrement sur des litiges en milieu de travail concernant les tatouages et perçages de certains employés. Une avocate en droit du travail rappelle qu'autant les employés que les employeurs ont des droits, mais que les balises doivent être très claires.

Un arbitre de grief a récemment rendu une décision favorable aux agents de bord d'Air Canada, en statuant qu'ils pouvaient avoir des tatouages ​​discrets, mais visibles, et des perçages aux oreilles et au nez, et ce, sans se voir imposer des mesures disciplinaires.

Il leur était auparavant interdit de les montrer à la clientèle, la compagnie invoquant une question d'image.

Me Marie-Claude Riou, avocate en droit du travail à Sherbrooke, précise que les employeurs ont un droit de gérance, et peuvent avoir des politiques en lien avec les tatouages et les perçages. Cependant, la Charte des droits et libertés stipule qu’ils font partie des droits fondamentaux à la vie privée et à la liberté d'expression des individus. Ils ne peuvent donc pas être carrément interdits.

De façon générale, les employeurs permettent le port de tatouages discrets qui ne sont pas offensants.

Les employeurs doivent établir une politique d’entreprise claire, et elle ne peut être générale à un point tel qu’on interdit tout tatouage et perçage. Il faut tenir compte de la mission de l’entreprise, du type d’emploi et de la clientèle.

Une citation de :Me Marie-Claude Riou, avocate en droit du travail

Les employés doivent se questionner

Les individus qui croient que leurs droits fondamentaux sont brimés peuvent déposer un grief ou une plainte à la Commission des droits de la personne.

Me Marie-Claude Riou invite les gens à faire attention lorsqu’ils se font tatouer ou percer, car dans certains cas, cela peut poser des problèmes à l'embauche ou en cours d'emploi.

Elle ajoute que les tatoueurs devraient aussi inviter leurs clients à se questionner lorsqu'ils leur demandent un tatouage dans le visage à connotation discriminatoire ou haineuse.

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