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COVID-19 : Québec envisage de tester la ventilation au cégep et à l'université

Avec le retour des étudiants à l'automne, la qualité de l'air pourrait être mesurée comme dans les écoles.

Un auditorium vide.

Les salles de classe des universités ont été désertées dans les jours qui ont suivi l'arrivée de la pandémie de COVID-19 au Québec.

Photo : iStock

La santé publique aimerait vérifier la bonne ventilation des salles de cours des cégeps et des universités, alors que les étudiants doivent y revenir en personne à la rentrée. Le ministère de l'Éducation y songe, malgré l'expérience difficile dans les écoles primaires et secondaires.

Les cégeps et les universités comptent des milliers de classes, réparties dans près de 2000 bâtiments. Sont-elles bien ventilées afin de limiter les risques de transmission de la COVID-19? Québec l'ignore pour le moment.

Selon nos informations, la santé publique souhaiterait avoir le même portrait que pour les classes du primaire et du secondaire. Des mesures de dioxyde de carbone (CO2) menées dans 48 000 classes ont démontré que près de la moitié ne respectent pas les normes fixées par la province pour une qualité de l'air satisfaisante.

Dans un courriel du 23 février 2021, obtenu par Radio-Canada, la directrice de la santé environnementale et de la santé au travail à la santé publique, Marion Schnebelen, écrit qu'elle a une rencontre le jour même avec le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur « pour parler de la ventilation dans les universités et les cégeps ». Elle précise : « ligne de conduite : la même qu'avec le ministère de l'Éducation pour le primaire et le secondaire ».

Jusqu'à présent, les établissements d'enseignement supérieur n'avaient pas eu à réaliser ces tests puisque les cours se donnaient principalement à distance. Mais avec le retour des étudiants en personne à l'automne, envisagé sans distanciation physique, les choses pourraient changer.

Pour ce qui est des sessions à venir, le ministère a des rencontres de prévues dans les prochains jours/semaines avec la santé publique.

Une citation de :Bryan St-Louis, porte-parole du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur

On ignore encore quelle décision sera prise. Nous n’avons pas reçu de demande en ce sens de la part du ministère de l’Enseignement supérieur, dit la porte-parole de la Fédération des cégeps, Judith Laurier.

La responsabilité d’assurer la santé et la sécurité des usagers appartient aux établissements d'enseignement supérieur, précise le ministère.

Le porte-parole Bryan St-Louis explique que, jusqu'à présent, l’approche privilégiée était que le ministère n’intervenait pas dans les responsabilités, mais encourageait les établissements à s’assurer que les normes et exigences en matière de santé et sécurité au travail, lesquelles comprennent des normes en matière de ventilation, sont respectées et suivies de près dans les circonstances.

Pas encore d'appel d'offres pour des capteurs de CO2

Québec a aussi promis de doter chacune des 48 000 classes primaires et secondaires de la province d'un lecteur de CO2 informatisé. L'appel d'offres n'a pas encore été publié.

Une enquête de Radio-Canada a montré que le protocole de tests n'avait pas été respecté à la lettre par plusieurs centres de services scolaires, ce qui avait abaissé les résultats.

Une façon de faire, critiquée, avait été d'ouvrir les fenêtres en tout temps, même pendant les cours, ce que ne recommande pas la santé publique. Québec a promis de modifier la méthode utilisée.

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge s'est par ailleurs retrouvé au cœur d'une controverse alors qu'il avait faussement déclaré que le protocole de mesure avait obtenu l'aval de la santé publique.

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