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Qualité de l'air à l'école : Québec n'a pas encore lancé l'appel d'offres promis

L'opposition craint que les 48 000 classes du Québec n'aient pas leurs lecteurs de CO2 d'ici la rentrée.

Jean-François Roberge en point de presse.

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge en juin 2021

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Sous le feu des critiques dans le dossier de la qualité de l'air à l'école, le gouvernement avait promis de lancer un appel d'offres d'ici le 10 juin afin que toutes les classes du Québec disposent d'un lecteur de dioxyde de carbone (CO2) pour l'année scolaire 2021-2022. Mais aucun appel aux soumissionnaires n'a encore été publié.

Le 27 mai, alors que de nouvelles révélations mettaient dans l'embarras le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge et son ministère, le gouvernement Legault a annoncé qu'il allait doter les 48 000 classes de primaire et de secondaire de la province de lecteurs de CO2 pour surveiller la qualité de l'air et ainsi limiter les risques de transmission de la COVID-19 dans les écoles.

Selon le document transmis au Journal de Québec, l'appel d'offres devait être publié d'ici une à deux semaines. Six semaines plus tard, il ne l'est toujours pas.

Le ministère travaille avec des experts en ventilation et des représentants du réseau dans l’élaboration de cet appel d’offres, écrit le porte-parole du ministère, Bryan St-Louis.

Il s’agit d’un processus d’envergure. Il faut rappeler que le Québec est la seule province à munir toutes ses classes de lecteurs de CO2.

Une citation de :Bryan St-Louis, porte-parole du ministère de l'Éducation du Québec

Les nouveaux lecteurs de CO2 doivent permettre de faire un suivi en continu de la qualité de l'air et d'apporter des correctifs immédiats.

Pas pour la rentrée, craint l'opposition

Véronique Hivon, députée péquiste de Joliette.

Véronique Hivon, porte-parole du PQ en matière d'éducation

Photo : Radio-Canada

Ça commence à être mission impossible, réagit la porte-parole libérale en matière d'éducation Marwah Rizqy. Le ministre de l'Éducation a le don de se compliquer la tâche de façon inutile.

Du côté de Québec solidaire, la leader parlementaire Christine Labrie est déçue : Ça me semble impossible que ce soit installé pour la rentrée.

Plus ils retardent, moins vite on va avoir le portrait et moins rapidement ils auront à faire les investissements nécessaires.

Une citation de :Christine Labrie, porte-parole de Québec solidaire en matière d'éducation

Les bras m'en tombent, dit Véronique Hivon, du Parti québécois. De toute évidence, cette annonce n'était qu'une annonce de relations publiques, une journée où il y avait un reportage dévastateur pour le ministre.

Selon elle, les chances d'avoir les lecteurs de CO2 dans les classes à la rentrée apparaissent illusoires. Ça dépasse l'entendement, ajoute-t-elle.

L'appel d'offres annulé d'un centre de services

Test de CO2.

Un lecteur de CO2

Photo : Radio-Canada

Pour avoir des capteurs à la rentrée, le centre de services des Samares avait publié son appel d'offres le 26 mai, mais il a été annulé après l'annonce du gouvernement. Ce dernier souhaite réaliser un appel d'offres groupé pour tous les centres de services.

Les nouveaux lecteurs de CO2 doivent permettre une centralisation numérique de tous les résultats, en temps réel. Les mesures, plus standardisées, devraient permettre d'éviter certains problèmes soulevés lors de l'étude menée cet hiver dans les écoles, mais pas dans toutes les classes.

Une enquête de Radio-Canada a montré que le protocole de tests n'avait pas été respecté à la lettre par plusieurs centres de services scolaires, ce qui avait abaissé les résultats.

Une façon de faire, critiquée, avait été d'ouvrir les fenêtres en tout temps, même pendant les cours, ce que ne recommande pas la santé publique. Québec a promis de modifier la méthode utilisée.

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