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Les cas de COVID-19 augmentent chez les enfants de la Première Nation de Sandy Bay

Des gens de dos qui se font vacciner.

La Première Nation de Sandy Bay fait face à une éclosion de COVID-19 chez les enfants. Parallèlement, beaucoup de gens annulent leurs rendez-vous pour leur deuxième dose de vaccin.

Photo : Radio-Canada / Francine Compton

Radio-Canada

L’inquiétude monte dans la Première Nation ojibwé de Sandy Bay, au Manitoba, où le nombre de cas de COVID-19 chez les enfants augmente et constitue la moitié des malades.

En date de lundi soir, la communauté, qui est située à environ 90 km au nord-ouest de Portage la Prairie, le long de la côte ouest du lac Manitoba, comptait 24 cas actifs dans la collectivité et au moins 12 en dehors, selon la chargée de la coordination contre la pandémie de Sandy Bay, Virginia Lukianchuk.

Elle explique qu’au moins la moitié des cas concernent des enfants qui ont été infectés à l’école. Tous vont cependant dans des établissements en dehors de Sandy Bay, car toutes les écoles de la communauté sont fermées.

Dans quelques cas, les enfants ont contracté la maladie à l’école. Ensuite les enfants jouent ensemble et vont voir leurs amis. C’est pourquoi nos nombres augmentent en ce moment, c’est à cause des enfants, dit Virginia Lukianchuk.

Le nombre de cas de COVID-19 a commencé à augmenter le 4 juin, selon Mme Lukianchuk, et la plupart des cas sont dus au variant B.1.1.7, plus contagieux.

À l’heure actuelle, 36 ménages sont en isolement à Sandy Bay, et quatre personnes sont mortes du virus.

Virginia Lukianchuk précise que la plupart des enfants déclarés positifs ne présentent aucun symptôme. Elle invite fortement les gens de la communauté à rester chez eux et éviter les rassemblements. Il faut juste que les gens arrêtent de se rendre visite.

Néanmoins, à cause du manque de logements, les maisons sont surpeuplées et l’isolement de membres de la communauté est difficile. Certaines maisons sont très très anciennes, mais dès qu’une personne quitte sa vieille maison, une autre en prend possession. C’est la raison pour laquelle elles sont toujours utilisées.

L’anxiété est à un haut niveau

Cette situation ne fait qu’angoisser davantage des membres de Sandy Bay. Debralee Beaulieu est une enseignante de mathématiques à l'école secondaire dans la communauté. Elle est inquiète pour ses adolescents de 12, 13 et 15 ans, qui vont à l’école à Glenella, à environ 40 km à l’ouest de Sandy Bay.

Les envoyer à l’école fait vraiment très très peur, dit Mme Beaulieu, au point qu’elle a retiré ses enfants six fois de l’école depuis l’automne dernier. Dès qu’un cas de COVID-19 se déclarait dans l’une des écoles où vont ses enfants, elle les forçait à rester à la maison et demandait aux enseignants d’envoyer le travail scolaire.

Néanmoins, cette situation a eu un impact sur la santé mentale de toute la famille. L’anxiété est à un niveau élevé. On a toujours cette pensée dans la tête, "est-ce que c’est aujourd’hui que je vais attraper la COVID-19?"

Debralee Beaulieu souhaite que les habitants de Sandy Bay se fassent vacciner et surmontent leurs hésitations. Virginia Lukianchuk précise qu’environ 60 % des gens ont reçu leur première dose de vaccin et environ 40 % ont reçu leur deuxième dose.

Mais Mme Lukianchuk constate qu’il y a beaucoup d’annulations [de rendez-vous] en ce moment pour les secondes doses. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais je pense que les gens en ont assez de la COVID-19 et sont à bout de patience.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Selon des informations de Peggy Lam

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