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Les déménageurs au Nouveau-Brunswick peinent à répondre à la demande

Une affiche devant une maison indique qu'elle vient d'être vendue.

Les maisons se vendent rapidement au Nouveau-Brunswick ces temps-ci, ce qui augmente la demande de services de déménagement et d'entreposage de biens.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Les gens qui veulent déménager au Nouveau-Brunswick doivent s’y prendre d’avance pour réserver un service de déménagement, sinon ils risquent de ne pas en trouver du tout, selon des intervenants.

Les déménageurs sont toujours occupés en ce moment de l’année, mais l’effervescence du marché de l’immobilier fait en sorte qu’ils sont plus occupés que jamais et qu’ils doivent refuser des clients.

Les maisons se vendent rapidement, parfois le jour même où elles sont mises à vendre. Parmi les acheteurs se trouvent des gens à la recherche d’un marché de l’immobilier plus abordable ou d’un endroit moins touché par la pandémie.

Un camion de déménagement et des boîtes.

Auparavant, il était possible de trouver un déménageur avec un préavis de deux semaines.

Photo : Twitter/AMJ Campbell

Cet afflux exerce une pression sans précédent sur tous les domaines d’activité liés à l’immobilier, particulièrement sur les déménageurs.

Le déménageur Jerry Calhoun, de l’entreprise Hoyt's Moving and Storage, à Saint-Jean, estime que la demande a augmenté de 40 %. Les services de l’entreprise sont réservés jusqu’à la mi-juillet, ce qui est inhabituel, dit-il­. Selon lui, beaucoup de gens n’arrivent pas à trouver des déménageurs ces jours-ci.

Les longs déménagements en hausse de 300 %

Une augmentation du nombre de déménagements sur de longues distances contribue à cette effervescence, selon James Marshall, de l’entreprise All World Moving and Storage.

Les déménagements au Nouveau-Brunswick à partir du Québec, de l’Ontario et de l’Ouest canadien ont augmenté d’environ 300 %, explique-t-il. Des camions et des déménageurs sont occupés pendant des jours, ce qui en laisse moins pour les déménagements à l’échelle locale. Le nombre de déménagements sur de courtes distances augmente aussi considérablement.

L’industrie du déménagement n'a pas de marge de manoeuvre, contrairement aux hôtels et aux compagnies aériennes qui acceptent plus de réservations que leur nombre de places parce qu’on s’attend à ce qu’un certain pourcentage de gens annulent leur voyage.

James Marshall souligne qu’il ne peut pas accepter plus de réservations que possible et se trouver dans une situation où il ne pourrait pas transporter les biens de certains clients.

Il conseille aux gens de donner un préavis le plus tôt possible aux services de déménagement.

Jerry Calhoun recommande aussi aux gens de s’y prendre tôt, et ce, non seulement pour réserver un service de déménagement. Il explique que les maisons se vendent de plus en plus vite, ce qui complique aussi la recherche d’une nouvelle maison quand on doit quitter celle qu’on vend.

Des installations d'entreposage sont pleines

La solution retenue par bien des gens est d'entreposer temporairement leurs biens. Mais les services d’entreposage peinent aussi à répondre à la demande croissante.

Mike Reibling, de l’entreprise Apple Storage, dit qu’il manque d’espace d’entreposage à cause de la vigueur du marché de l’immobilier. Les trois installations de l'entreprise à Moncton sont pleines, souligne-t-il.

Beaucoup de gens arrivent de l’Ontario tandis que d’autres propriétaires vendent leur maison en un jour et n’ont pas d’endroits où entreposer leurs biens, indique Mike Reibling.

Conserver, donner, vendre ou jeter?

Tout cela semble pousser des gens à remettre en question la quantité de biens à conserver. Plusieurs personnes souhaitent se débarrasser de certains biens.

Justin Maillet assis sur son camion.

Justin Maillet a une entreprise qui ramasse des rebuts. Il est très occupé depuis le début de la pandémie.

Photo : Gracieuseté Justin Maillet

Justin Maillet, de l’entreprise JJMs Junk Removal, à Saint-Jean, note aussi une hausse de la demande pour ses services. Ses semaines commencent à comprendre six jours de travail, voire sept jours de travail, dit-il.

M. Maillet possède deux camions, une remorque basculante, plusieurs bennes à rebuts, et il est très occupé.

Beaucoup de gens ont fait le ménage chez eux au début de la pandémie, et de nos jours beaucoup de gens déménagent, explique M. Maillet.

D’après un reportage de Marie Sutherland, de CBC

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