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Mobilité durable et active : Sherbrooke veut un « changement de paradigme »

Un vélo qui circule sur une piste cyclable en ville avec des automobiles en fond.

Sherbrooke veut développer un plan de mobilité durable intégrée pour faciliter les déplacements et améliorer l'expérience des citoyens. (archives)

Photo : iStock

Emy Lafortune

La Ville de Sherbrooke veut développer un « plan de mobilité durable intégrée » pour favoriser l’expérience des citoyens dans leurs déplacements. Les grandes lignes du projet ont été présentées lundi soir en comité plénier public. 

À Sherbrooke, 83 % de la population active se rend toujours au travail en automobile. Le secteur des transports génère aussi plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de la Ville. Pour changer les choses, ça va nécessiter un changement de paradigme, et c’est ce changement de paradigme là qu’on souhaite provoquer avec notre plan de mobilité durable intégrée, souligne Jeremy Depault, chargé de projets spéciaux au volet mobilité pour la Ville de Sherbrooke.

Ce « changement de paradigme » inclut notamment de remettre l’expérience des citoyens au cœur de la mobilité.

On a déjà un plan de mobilité durable qui avait été adopté en 2012 [...] La différence entre 2012 et aujourd’hui, c’est qu’en 2012, on avait un plan de mobilité durable qui se concentrait presque essentiellement sur la réduction de gaz à effet de serre. Maintenant, ce qu’on propose, c’est que les gaz à effet de serre sont un élément fondamental du plan, mais ce n’est plus une fin en soi, c’est plutôt un indicateur de performance. L’élément clé de tout ça, c’est plutôt l’expérience de l’usager, explique M. Depault.

Par exemple, le fait d'améliorer les déplacements en autobus ou de développer des services de proximité pour encourager le transport actif pourrait aider à réduire les gaz à effet de serre.

Prévu par Québec

Le développement de ce genre de « plan intégré » est prévu dans le cadre de la Politique de mobilité durable 2030 de la province, remarque Jeremy Depault. Les municipalités doivent ainsi se doter d’une planification intégrée en matière de mobilité pour aborder les différents modes de transport, les enjeux liés aux infrastructures et en matière environnementale.

La Ville pourrait recevoir d’importantes subventions provinciales en établissant un tel plan, ajoute-t-il. À partir du moment où une municipalité a un plan de mobilité urbaine intégrée, la municipalité aurait accès à un fond de 8,6 milliards pour subventionner des initiatives en mobilité durable [d’ici 2030]. À l’échelle de la population sherbrookoise, on est à 170 millions de dollars pour la Ville de Sherbrooke, ce qui est quand même très intéressant.

Un plan englobant

Le plan de mobilité durable intégrée sera notamment un complément au Schéma d’aménagement de la Ville. Il sera aussi un outil de planification important, qui permettra entre autres de travailler sur le réseau de la Société de transport de Sherbrooke (STS).

Il s'agit donc d'un projet de grande envergure, souligne le Directeur de la planification et de la gestion du territoire.

On lance le chantier de réalisation, et il va être très large comme impact, car on vient pratiquement redessiner la ville sur la ville, mais avec le principe de la mobilité.

Une citation de :Yves Tremblay, directeur de la planification et de la gestion du territoire de Sherbrooke

On avait beaucoup d’initiatives sur la table avant, et il n’y avait pas de vision concertée d’où on s’en allait. À l’urbanisme, on développait le territoire d’une façon, après, en termes de transport actif, le but était de boucler les choses entre elles, mais on ne se parlait pas. La STS faisait les choses de son côté, remarque quant à lui le conseiller municipal Vincent Boutin. Selon lui, le plan de mobilité durable intégrée permettra une vision 360°

La Ville attend maintenant plus d’instructions du gouvernement du Québec pour pouvoir commencer à développer le futur plan.

Bilan du plan directeur du transport actif

Pendant le comité plénier public, la Ville a aussi présenté les résultats obtenus jusqu'à présent dans le cadre de son plan directeur du transport actif, adopté en 2015. Ce dernier vise un développement de 90 km de trottoirs et de 110 km de pistes cyclables en quinze ans. Le projet prévoit une mise à jour tous les cinq ans; c'est donc un sommaire de 2015 à décembre 2020 qui a été présenté lundi soir.

Jusqu'à maintenant, 39,1 km de trottoirs, soit 7,8 km par année, et 44,2 km de liens cyclables, soit 8,8 km par année, ont été installés. Pour pouvoir atteindre ses cibles en 2030, la Ville devait installer environ 6 km de nouveaux trottoirs et 7 km de piste cyclable par année. Elle est donc sur la bonne voie.

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