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Une troisième personne est morte de la COVID-19 au Yukon

Catherine Elliott en point de presse.

La médecin hygiéniste en chef intérimaire du Yukon, Catherine Elliott, a indiqué la présence d'une éclosion de COVID-19, le 13 juin, en lien avec le variant Gamma.

Photo : Justin Kennedy/gouvernement du Yukon

Radio-Canada

Le décès d'une troisième personne atteinte de la COVID-19 au Yukon a été annoncé par la médecin hygiéniste en chef du territoire, Catherine Elliott, par voie de communiqué en soirée lundi. La personne résidait à Whitehorse a y été contaminée. Elle n'avait pas été vaccinée.

Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de la personne décédée. Par respect pour elle et sa famille, nous ne donnerons pas plus de détails à son sujet.

Une citation de :Dre Catherine Elliott, médecin hygiéniste en chef par intérim du Yukon

En tout, 107 infections au SRAS-CoV-2 ont été signalées au Yukon depuis le début de la pandémie et 85 de ces personnes ne sont plus porteuses du virus. Le territoire compte désormais trois décès dus à la COVID-19 et 21 personnes sont toujours infectées. Les autorités sont en attentes des résultats de tests de dépistage pour 20 personnes.

Éclosion à Whitehorse

Plus tôt lundi, les autorités sanitaires du Yukon ont tenu un point de presse pour faire un suivi à l’éclosion de COVID-19 déclarée dimanche dans la capitale. Une éclosion due notamment aux célébrations des finissants du secondaire.

Cette éclosion est « préoccupante », estime la médecin hygiéniste en chef par intérim, Catherine Elliott, car elle est causée par le variant Gamma.

Elle affirme que tout événement formel ou informel des derniers jours en lien avec la fin des classes est considéré comme un risque d’exposition potentiel.

Ces événements ne sont pas les seuls à être à l’origine de l’éclosion puisque la Dre Elliot cite aussi les rassemblements sociaux dans des bars et les fêtes privées.

Depuis le dimanche 13 juin, le Yukon a repéré cinq nouvelles infections sur son territoire. De ceux-ci, trois habitent à Whitehorse et deux habitent dans des communautés. Deux autres sont des personnes qui résident à l'extérieur du Yukon, mais qui ont reçu un résultat positif à un test de dépistage au territoire.

Un élève de l'École élémentaire Elijah Smith compte parmi les nouveaux contaminés. Les parents des élèves de cette école devraient recevoir de l'information de la médecin hygiéniste en chef par intérim et du ministère de l'Éducation.

Les autorités sanitaires s'attendent à ce que tous ces nouveaux cas d'infections soient causés par le variant Gamma. Toutes les personnes touchées s'isolent et leur santé s'améliore.

Un variant plus infectueux

Le variant Gamma (Brésil - P.1) est plus infectieux rappelle la médecin. Il peut réinfecter ceux qui ont eu la COVID-19, mais aussi ceux qui ont reçu leurs deux doses de vaccins.

C’est rare, mais cela arrive, cela se produit en général quand la personne a été exposée de façon prolongée, explique la Dre Elliot. En étant, par exemple, au contact de votre conjoint ou d’une personne dont vous vous occupez.

À ce stade, sur les cas annoncés depuis vendredi, une seule personne était totalement vaccinée. Celle-ci a développé des symptômes légers.

La médecin hygiéniste affirme qu’il est donc plus que jamais important de se faire vacciner : Nos taux de vaccination sont bons, mais chaque personne n’est protégée que si toutes les personnes autour d’elle sont vaccinées aussi.

Elle avoue aussi être inquiète à propos de cette éclosion et demande donc aux Yukonnais, malgré leur lassitude, de continuer à suivre les règles de la santé publique.

Malgré tout, elle ne cache pas qu’il faut s’attendre à davantage de cas dans les jours à venir, mais ajoute-t-elle, le but des autorités de la santé publique est de mettre un terme à la chaîne de transmission et éviter que des cas graves, voire des décès, ne surviennent.

Les bons gestes si on est cas contact

La Dre Catherine Elliot reconnaît qu’il est difficile de faire le tri dans toutes les directives à suivre en cas de contact avec un cas avéré de COVID-19. Surtout si l'on doit prendre en compte le statut de vaccination de chacun.

Elle recommande à toute personne qui est un cas contact, soit une personne qui a partagé sa salive avec un cas avéré ou qui a discuté ou chanté pendant une quinzaine de minutes avec un cas, de s’auto-isoler pendant 14 jours. Cela concerne les personnes partiellement vaccinées et non vaccinées.

Les personnes totalement vaccinées depuis au moins deux semaines peuvent, elles, surveiller leurs symptômes. Si ceux-ci apparaissent, elles devront s’auto-isoler également.

Si une personne est le contact d’un cas contact, la Dre Elliot recommande de surveiller l'apparition de symptômes. Si ceux-ci apparaissent, elle demande aux personnes concernées de s’auto-isoler pendant 14 jours, peu importe leur statut vaccinal.

Enfin, elle note qu’il y a une exception concernant les personnes totalement vaccinées : si celles-ci sont en contact prolongé avec des cas de COVID-19 (par exemple un conjoint, ou une personne à charge), elles doivent s’auto-isoler pendant 14 jours.

La médecin demande à tous ceux qui présentent des symptômes de se faire tester.

Au Yukon, les adolescents peuvent obtenir le vaccin de Pfizer-BioNTech depuis le 1er juin. Au total, 72 % des adultes admissibles ont obtenu deux doses de vaccins et 80 %, une première dose.

Avec des informations de Claudiane Samson

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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