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Pensionnats : la Première Nation de Williams Lake souhaite entamer des fouilles

Une photo de classe avec des jeunes filles autochtones entourées de religieuses.

Le pensionnat autochtone St. Joseph's Mission a été fondé en 1891 par des missionnaires catholiques. Il a fermé ses portes en 1981 avant d'être démoli il y a 26 ans.

Photo : Ressources des pensionnats autochtones et de la réconciliation

Radio-Canada

La Première Nation de Williams Lake, en Colombie-Britannique, souhaite à son tour effectuer des recherches près du site de l’ancien pensionnat autochtone de la région en utilisant la même technologie de radar qui a permis de découvrir les restes de 215 enfants près de l’ancien pensionnat de Kamloops.

Situé à quelques kilomètres de la communauté, le pensionnat St. Joseph’s Mission a été ouvert de 1891 à 1981. L’établissement a été démoli depuis, mais a laissé un héritage douloureux pour les survivants et leurs familles.

Ils y ont survécu alors nous pouvons aujourd’hui faire ce qu’ils ne pouvaient pas faire, explique le chef de la Première Nation, Willie Sellars, dont le père et les grands-parents ont survécu au pensionnat.

Selon lui, les recherches se feront lentement, respectueusement et avec un soutien émotionnel en place pour les membres de la communauté qui pourraient être affectés par le processus.

Une plume dans un poing fermé.

Partout à travers le pays, plusieurs rassemblements ont eu lieu en soutien au peuple Tk'emlups te Secwepemc, après la découverte des restes d'enfants enterrés près de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops.

Photo : The Canadian Press / Darryl Dyck

Le travail sera également fait en collaboration avec les aînés, tout comme l'ont été les récentes cérémonies qui ont eu lieu à la mémoire des enfants de Kamloops.

Depuis l’annonce de la découverte à Kamloops, la Première Nation a tenu trois cérémonies, incluant une cérémonie publique à l’école secondaire de Williams Lake, la tenue d’un feu sacré durant quatre jours et une cérémonie privée sur le site de l’ancien pensionnat avec les leaders culturels des communautés Secwépemc, Southern Dakelh et Tsilhqot'in.

Tout cela est essentiel pour honorer [ces enfants], les célébrer et leur laisser savoir que nous arrivons.

Une citation de :Willie Sellars, chef de la Première Nation de Williams Lake

La Première Nation est en contact avec le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, et s’attend à ce qu'Ottawa couvre les coûts liés aux recherches, mais le chef Willie Sellars aimerait que l’Église catholique assume une certaine responsabilité également.

Les abus physiques, émotionnels et sexuels subis par les élèves du pensionnat de St. Joseph’s Mission ont été bien documentés lors de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, ce qui permettra, espère le chef, de cibler les endroits où effectuer les coûteuses recherches à l’aide du radar pénétrant.

Ce serait définitivement une longue route, dit-il en ajoutant qu’il s’agit seulement de la pointe de l’iceberg.

Dans une déclaration, la conseillère de la Première Nation de Williams Lake, Shawna Philbrick, partage le sentiment du chef Willie Sellars pour ce qui est d’agir avec prudence tout en consultant les aînés.

Ce ne sont pas toutes les communautés de la région qui soutiendront notre décision d’être patient et guidées par les pratiques et les protocoles traditionnels, explique-t-elle.

Nos aînés nous ont rappelé qu’il n’y a rien de politique dans le fait d’honorer nos défunts, ajoute-t-elle.

Avec les informations de Radio West

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