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Opérations : le CIUSSS de l'Estrie a bon espoir de rattraper son retard d'ici deux ans

Le chirurgien ramasse un instrument chirurgical sur le plateau. Le chirurgien se prépare pour la chirurgie en salle d'opération. Il est à l'hôpital.

En Estrie, la liste d'attente a gonflé de 3000 noms au cours de la pandémie.

Photo : Getty Images / Morsa Images

Radio-Canada

Avant même que le ministère ne dévoile sa cible du mars 2023 pour revenir au niveau prépandémique, c'était ce scénario qui était dans la mire du CIUSSS de l'Estrie - CHUS. La directrice des services professionnels soutient que tout est mis en oeuvre pour rattraper le retard accumulé pendant la COVID-19 d'ici mars 2023.

L'objectif au cours des prochains mois est de revenir à 100 % de ce que nous étions en mesure de faire avant la pandémie. Pour rattraper le retard, il faut en faire un petit plus, affirme Colette Bellavance.

Actuellement, la liste d'attente contient 3000 noms de plus qu'avant la pandémie. Les blocs opératoires de l'Hôpital Fleurimont, de Brome-Missisquoi-Perkins et du CSSS du Granit fonctionnent tous à plein régime. Celui de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke et du CSSS de Memphrémagog roule à 80 % de leur capacité, et celui de l'Hôpital de Granby est à 75 % de son rendement maximal.

On est aussi à maximiser, pour s'assurer que les interventions qui sont faites sont faites dans le bon environnement, ajoute Colette Bellavance. Nous avons délocalisé certaines activités chirurgicales d'un jour dans des cliniques médicales spécialisées. C'est une des stratégies, et pas la seule.

On est assez confiant qu'au cours de la prochaine année, on va pouvoir reprendre le même rythme qu'avant la pandémie.

Une citation de :Colette Bellavance, directrice des services professionnels au CIUSSS de l'Estrie - CHUS

De nombreux défis à surmonter

La directrice des services professionnels admet qu'un horizon de deux ans peut sembler lointain pour le grand public, mais elle rappelle que le CIUSSS fait face à plusieurs défis pour reprendre le retard.

Compte tenu de la tâche qui est devant nous, des disponibilités et des ressources humaines qui sont rares, c'est une signe atteignable, mais qui demande beaucoup de travail pour les équipes sur le terrain, soutient-elle.

Elle souligne que le personnel a également besoin de repos, et que les hôpitaux n'ont pas le personnel nécessaire pour augmenter de façon importante le roulement des salles d'opération. De plus, la liste pourrait augmenter au lieu de diminuer au cours des prochaines semaines en raison du ralentissement estival, sans compter le nombre de requêtes, qui pourrait augmenter après la pandémie.

On aurait besoin de trois salles d'opération supplémentaires pour être en mesure de respecter la demande, qui ne cesse d'augmenter. On a besoin de salles supplémentaires.

Une citation de :Colette Bellavance, directrice des services professionnels au CIUSSS de l'Estrie - CHUS

Le gouvernement Legault s'est fixé comme objectif de réduire la liste d'attente pour des chirurgies à 100 000 patients d'ici mars 2023.

Avant la pandémie, cette liste comptait 125 000 noms, mais elle s'est accrue depuis, car la COVID-19 a monopolisé le personnel médical et hospitalier du réseau de la santé. Au plus fort de la crise, au printemps 2020, plus de 80 % des interventions étaient repoussées.

Québec estime qu'à l'heure actuelle, 145 000 patients sont en attente d'une chirurgie. Et le gouvernement Legault s'attend à ce que la liste continue de s'allonger dans les prochains mois, notamment parce que plusieurs consultations prévues dans les derniers mois ont été reportées, encore une fois en raison du coronavirus.

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