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Plus personne ne doute de Jonathan Marchessault

Jonathan Marchessault célèbre un but

L'ex-Remparts Jonathan Marchessault aura un rôle important à jouer dans la série Canadiens-Golden Knights.

Photo : Getty Images / Ethan Miller

Louangé par son entraîneur à Vegas, Jonathan Marchessault a fait bien du chemin depuis son passage chez les Remparts. Dix ans après son dernier match à Québec, plus personne ne doute de celui qui a passé sa carrière à confondre les sceptiques.

Élevé dans une famille détentrice de billets de saison des Nordiques, l’attaquant de Cap-Rouge a grandi comme partisan des Fleurdelisés, puis de l’Avalanche. Après avoir éliminé l’équipe de son enfance, il y a quelques jours, le voilà donc qui s’attaque à l’ennemi tricolore.

Dimanche, l’entraîneur-chef des Golden  Knights Peter DeBoer a décrit le Québécois de 30 ans comme un joueur à l’énergie contagieuse. Un rassembleur dans le vestiaire et un pitbull sur la glace.

Jonathan Marchessault en discussion avec l'ancien joueur des Nordiques de Québec, Alain Côté

Jonathan Marchessault en discussion avec l'ancien joueur des Nordiques de Québec, Alain Côté, en 2018.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Une description conforme aux souvenirs de Martin Laperrière, l’entraîneur adjoint des Remparts durant les quatre saisons de Marchessault avec l'équipe. C’est un gars terre à terre et drôle. Un bon vivant, décrit-il.

Sur la glace, il sait comment marquer des buts. Il a toujours eu du flair autour du filet. Il a amélioré bien des choses avec les années, mais il n’a jamais eu froid aux yeux, et c’est pour ça qu’il connaît du succès.

Un joueur des grandes occasions

Surtout, Martin Laperrière se rappelle un joueur sans cesse sous-estimé en raison de son petit gabarit, mais déterminé à faire mentir ses détracteurs.

Ayant un frère dépisteur pour l'Avalanche, Laperrière a regardé attentivement la série de 2e tour face aux Golden Knights. Marchessault, qui avait connu des séries difficiles la saison dernière, a enfilé cinq buts en six matchs.

Chaque fois qu’on doute de lui, il sort de grosses performances comme on en voit en ce moment en séries. Il est à son meilleur quand on doute de lui.

Une citation de :Martin Laperrière, entraîneur associé des Remparts

Avant sa dernière saison à Québec en 2010, Patrick Roy avait signifié à Jonathan Marchessault qu’il songeait à l’échanger, car il avait fait l’acquisition de deux autres joueurs de centre de premier plan. Non seulement l’attaquant a finalement conservé sa place, mais il a terminé au sommet des marqueurs de l’équipe en saison régulière et dominé tous les joueurs du circuit en séries éliminatoires avec une récolte de 33 points en seulement 18 matchs.

Jon est un petit attaquant rapide avec de bonnes mains. Il est imprévisible. C’est toujours difficile pour un défenseur, relate l’arrière de Québec Jérôme Gauthier-Leduc, qui l'a souvent affronté chez les juniors et dans la Ligue américaine.

Il a toujours eu confiance en ses moyens. Il a décidé qu’il allait jouer dans la Ligue nationale et il n’a jamais dérogé de ça, peu importe ce que les gens lui disaient.

L'âme des Golden Knights

Jamais repêché dans la LNH, longtemps un joueur dominant dans la Ligue américaine, Marchessault a dû attendre à ses 25 ans pour obtenir un contrat à un volet avec les Panthers de la Floride. Ces mêmes Panthers qui, malgré une saison de 53 points, ont ensuite choisi de ne pas le protéger au repêchage d'expansion en 2017, ce qui a permis aux Golden Knights de faire son acquisition.

William Karlsson, Jonathan Marchessault et Reilly Smith célèbrent un but.

William Karlsson, Jonathan Marchessault et Reilly Smith forment un trio dominant chez les Golden Knights depuis maintenant quatre ans.

Photo : Associated Press / Marcio Jose Sanchez

Depuis, l’ailier gauche de 1 m 75 (5' 9'') complète ce que les journalistes américains ont baptisé le trio des marginaux avec William Karlsson et Reilly Smith. Trois joueurs délaissés par leur ancienne équipe qui ont atteint leur plein potentiel ensemble à Vegas, dès la première saison de la franchise. Les voilà dans le carré d’as des séries éliminatoires pour la troisième fois en quatre saisons.

Si l’équipe a fait le plein de joueurs vedettes comme Alex Pietrangelo, Max Pacioretty et Mark Stone, ces dernières années, Marchessault et le trio des marginaux en semblent encore l’âme.

On sait ce qu’il amène sur la glace. Il a de l’émotion et il veut toujours gagner, a décrit dimanche William Carrier, qui a croisé le fer avec Marchessault à tous les niveaux avant de devenir son coéquipier à Vegas. Quand il joue aux cartes, il veut gagner. Au ping pong, il veut gagner. Il "haït" ça, perdre. On le voit soir après soir et dans les gros matchs. Lui, [Karlsson] et [Smith] sont prêts.

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