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Le ministre de l’Éducation accuse le NPD de mener une « campagne de désinformation »

Cliff Cullen, souriant, assis à un bureau.

Le ministre de l'Éducation au Manitoba, Cliff Cullen, a déclaré que les détracteurs de la réforme «instaurent la peur et l'anxiété chez les parents et les enseignants».

Photo : Radio-Canada

Alexia Bille

Le ministre provincial de l’Éducation, Cliff Cullen, accuse le Nouveau Parti démocratique (NPD), l’Association des conseils scolaires du Manitoba (MSBA) et l’Association des enseignants (MTS) d’« intentionnellement tromper les Manitobains avec une campagne de désinformation sur le projet de loi 64 ».

La réforme de l’Éducation annoncée en mars dernier fait les frais d’une opposition importante. Le groupe Parents pour l’Éducation publique MB, la MTS et la MSBA sont parmi ceux qui ont exprimé leurs craintes vis-à-vis du projet de loi 64.

Le projet de loi 64 vise, entre autres, à fusionner les divisions scolaires en une seule, à l’exception de la Division scolaire franco-manitobaine qui, elle, continuerait d’exister.

M. Cullen a donc annoncé la parution d’un document Facts vs Fiction sur la page internet du gouvernement (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Le ministre a tenté d’apaiser les craintes des Manitobains en affirmant par exemple que les enseignants ne seront pas pénalisés pour les mauvais résultats de leurs élèves [...], la nouvelle autorité provinciale ne pourra pas fermer d’écoles sans consulter la communauté [ou encore que] le gouvernement ne nommera pas les directeurs d'école, car ils continueront d'être embauchés par voie de concours et devront être des enseignants certifiés.

Il a fait valoir que les intérêts et la réussite des élèves sont la priorité du gouvernement. Cliff Cullen a rappelé que le Manitoba est la troisième province canadienne en termes de dépenses pour l’éducation par habitant, mais que ses élèves arrivent bons derniers dans plusieurs classements de réussite scolaire.

[Les détracteurs de la réforme] veulent conserver le statu quo. Nous avons un bon système, mais il y a toujours de la place pour l’amélioration, a déclaré M. Cullen.

Lorsqu’il a été demandé au ministre s’il y avait des défenseurs de la réforme, il n’a pas fourni de réponse claire, arguant que le système éducatif doit être amélioré, et que la campagne menée contre la réforme provoque une anxiété inutile au sein de la communauté.

Un manque de respect

En réaction à la conférence de presse, le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont a affirmé que le gouvernement provincial devait arrêter de se voiler la face et accepter le fait qu’il a échoué en proposant cette réforme.

M. Lamont a ajouté que les informations présentées par les détracteurs du projet sont véridiques. Éliminer les divisions scolaires, la nomination par le gouvernement des administrateurs d’école, toutes ces choses sont vraies, toutes ces choses sont un risque, a-t-il certifié.

Dougald Lamont a reproché au gouvernement manitobain de manquer de respect aux personnes qui critiquent le projet de loi en les traitant de menteurs ou en les étiquetant comme opposants politiques.

M. Lamont a également suggéré que le gouvernement soumette la réforme à un référendum ou l’abandonne.

« Si vous faites face à de la résistance, écoutez-la. [...] Ils disent qu’ils ont beaucoup de soutien des Manitobains, alors ils pourraient la soumettre au vote sans crainte », a-t-il conclu.

Le chef du NPD, Wab Kinew, a également réagi aux propos du ministre de l’Éducation qui a mis directement en cause son parti politique.

Le gouvernement a parlé aujourd'hui parce qu’ils sont sous pression sur ce sujet, a dit le chef du NPD. La campagne d’affichage contre la réforme sur les pelouses est énorme. Il y a des milliers et des milliers d’affiches à travers le Manitoba.

Il a également fait mention d’une pétition contre le projet de loi signée par plus de 15 000 Manitobains et plusieurs centaines de courriels d'opposition qui lui ont été envoyés.

Parmi ceux-là, un grand nombre provenait du sud-ouest de la province, où les gens votent pour le Parti progressiste-conservateur. Le projet est impopulaire sur leur propre terrain, a ironisé Wab Kinew.

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