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Retour en présentiel : la fonction publique sommée de montrer l'exemple

Une vue aérienne de la ville de Québec et du fleuve Saint-Laurent.

Vue aérienne de la ville de Québec et du fleuve Saint-Laurent (archives)

Photo : Getty Images / buzbuzzer

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec somme les gouvernements provincial et fédéral d'adopter une politique de retour au travail rapidement afin de « regarnir » les centres-villes de leurs travailleurs.

Dans une lettre ouverte rendue publique lundi, son président Steeve Lavoie soutient que les gouvernements ont un rôle de leader à jouer dans la relance économique, en particulier pour les commerçants des artères urbaines. D'où l'importance selon lui d'accoucher plus tôt que tard d'une stratégie de retour en présentiel.

En plus d'assurer un maximum de prévisibilité à nos commerçants, nous leur demandons de rendre publique cette politique aussi tôt que possible, écrit M. Lavoie.

Ce dernier rapporte que, seulement pour la Capitale-Nationale, entre 25 000 et 30 000 employés de l'État québécois convergeaient vers les édifices de bureaux tous les jours avant la COVID-19. Ce sont ces mêmes personnes qui prennent un café sur la route le matin, qui utilisent le transport en commun, qui dînent entre collègues.

Selon le plan de déconfinement, plusieurs commerces sont désormais rouverts et l'obligation du télétravail, lorsque c'est possible, sera révolue d'ici la fin juin dans plusieurs régions de la province.

Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Québec.

Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Québec

Photo : MARC ANTOINE HALLE/Chambre de commerce et de l'industrie de Québec

L'autre extrême

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec est cependant bien consciente que le télétravail est là pour de bon. La pandémie, selon Steeve Lavoie, a fait en sorte que le télétravail est maintenant une alternative concrète à laquelle a goûté une majorité de travailleuses et travailleurs.

Dans ce contexte, il est d'avis que les entreprises devront, afin de demeurer compétitives, continuer de proposer le télétravail, notamment pour des raisons de recrutement de main-d'œuvre. M. Lavoie appelle à ne pas tomber dans l'autre extrême du travail à distance à 100 %.

Nous devons toutefois éviter de tomber dans l’autre extrême, qui risquerait de faire très mal à nos commerçants.

Une citation de :Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec

Dans la foulée, M. Lavoie fait part en substance de ses inquiétudes quant à l'occupation des tours de bureaux dans les centres-villes québécois.

Si les entreprises et les gouvernements continuent d'offrir le télétravail à 100 %, qui habitera notre colline Parlementaire et ses bureaux? Qu'adviendra-t-il des édifices à bureaux du chemin Sainte-Foy?, demande-t-il en prenant l'exemple de la ville de Québec.

Le provincial pas pressé

Début juin, Radio-Canada rapportait que le gouvernement québécois n'avait pas l'intention d'imposer un retour au bureau avant encore un certain temps. La politique cadre sur le télétravail n'est attendue qu'à la fin de l'été.

Pour la fonction publique, et ce, peu importe le palier de couleur : le télétravail demeure obligatoire jusqu’à nouvel ordre, indiquait le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) dans une note interne, le 28 mai.

Le plan de déconfinement du gouvernement prévoit pourtant que le télétravail n'est pas obligatoire à l'atteinte du palier vert, lequel devrait devenir majoritaire en sol québécois le 28 juin.

Cette même note interne laissait entendre que le retour progressif des fonctionnaires au bureau, en mode hybride de surcroît, ne se ferait que lors de la disparition complète des paliers d'alerte de couleurs. Selon les grandes étapes du déconfinement présenté par le gouvernement, cela pourrait correspondre à la fin du mois d’août, écrivait le SCT.

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