•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Étude sur la COVID-19 chez les travailleurs du secteur du détail

Une femme place des produits dans une allée de magasin.

Employée d'un commerce de détail, Lyne Deslauriers s'est inscrite à l'étude.

Photo : Radio-Canada

Les employés des épiceries, quincailleries et autres commerces de détail sont restés au front dès les premiers jours de la pandémie, mais on en connaît peu sur leur taux d’exposition à la COVID-19. Une équipe de chercheurs de Québec et de Montréal compte remédier à la situation.

Pendant les deux prochaines années, une équipe de six chercheurs de l’Université Laval et de l’Université de Montréal suivront 600 travailleurs de l'alimentation et du commerce de détail.

Risques différents

Dans cette étude financée par le Groupe de travail sur l'immunité face à la COVID-19, les chercheurs désirent mieux cerner les risques auxquels ils se sont exposés et leur taux d’infection au virus.

Les conditions de travail ont différé d’une industrie à l’autre, mais tous ces travailleurs offraient un service à la clientèle et pouvaient par conséquent être davantage exposés au virus. Par exemple, lorsque les bars et les restaurants étaient ouverts, les clients n’avaient pas à porter le masque à leur table.

Les travailleurs ont été exposés aux gens qui n’avaient pas de masque. On pense que le risque des travailleurs du commerce est différent du risque des travailleurs de la santé et de la population en général, explique Sylvie Trottier, qui est chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval.

Sylvie Trottier.

Sylvie Trottier fait partie de l'équipe de six chercheurs qui étudieront 600 travailleurs de l'alimentation et du commerce de détail.

Photo : Radio-Canada

Travailleurs essentiels

Lyne Deslauriers est employée dans un commerce au détail de la région de Québec. Elle s'estime chanceuse d’avoir pu continuer à travailler pendant la crise. Toutefois, elle a bien vu les conséquences du fait d’être considéré comme un travailleur essentiel a eu sur son milieu. La première vague, ça a été la vague qu’on a été le plus touchés. Il y a eu la peur. On a perdu des employés qui ont choisi d’arrêter par peur d’avoir la COVID, explique-t-elle.

En voyant l’invitation, elle a rapidement décidé de prendre part à cette étude. On a beaucoup souffert de la COVID, surtout la première vague. Je me suis dit : "Si je peux aider, c’est ma manière d’aider".

Système immunitaire

En plus d’étudier la prévalence du virus auprès des volontaires, l’étude tentera de déterminer s’il existe une différence entre la réponse immunitaire des personnes vaccinées et celle des personnes ayant été infectées à la COVID-19.

C’est des choses sur lesquelles on n’a pas beaucoup de données à l’heure actuelle, et comme on va étudier un très grand nombre de personnes, on va probablement pouvoir dégager certaines tendances ou certaines informations, explique Sylvie Trottier.

Une dame est assise dans une salle d'examen et une chercheuse s'apprête à faire une prise de sang.

Les participants doivent demeurer dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Photo : Radio-Canada

Meilleure préparation

Même si le plus fort de la crise semble derrière nous, Sylvie Trottier et son équipe estiment encore pertinente la tenue d’une telle étude. C'est très important d'étudier, même si on s'aperçoit [avec] les mesures de santé publique et le vaccin que l'infection a l'air complètement contrôlée, parce qu'on pense que le problème, le virus va rester longtemps avec nous. Donc, on a vraiment intérêt à mieux le connaître pour essayer de mieux se protéger.

L’équipe de chercheurs souhaite recruter tous ses candidats d'ici la fin du mois d'août. Les personnes qui souhaitent y participer doivent être majeures et résider dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Elles peuvent contacter le CHU de Québec pour signaler leur intérêt au 418 525-4444 ou par courriel au rechcliniqueinfectio@crchudequebec.ulaval.ca (Nouvelle fenêtre).

Avec des informations de Nicole Germain

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !