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Une activité phare du 325e de Rimouski compromise

La Fabrique Saint-Germain refuse que son terrain soit utilisé gratuitement

Une vue du voisinage à partir du clocher : le presbytère Saint-Germain, la salle Desjardins-TELUS et le pignon du Musée régional de Rimouski, qui fut la troisième église de Rimouski.

La vue du terrain de la Fabrique, à partir du clocher de la cathédrale de Rimouski: à gauche, le presbytère Saint-Germain, au centre, la salle Desjardins-TELUS.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La projection d'une œuvre sur un mur extérieur de la salle Desjardins-Telus dans le cadre des fêtes du 325e anniversaire de Rimouski est menacée. La Fabrique Saint-Germain demande plus de 20 000 $ pour l'utilisation de son terrain aux organisateurs qui doivent donc, à un mois du début de l'événement, tenter de trouver un plan moins coûteux.

Le projet proposé par la Société rimouskoise du patrimoine et d'autres organismes est prévu dans la programmation pour être présenté pendant plus d'un mois. Depuis la Place du 6-mai-1950, les spectateurs regarderaient Les murmures du temps, projeté sur le mur de la salle de spectacle en guise d'écran géant.

La permission de la Fabrique Saint-Germain pour utiliser le terrain attenant à la Place ainsi que la rue des Marguillers devait être obtenue pour pouvoir aller de l'avant.

Une simple formalité, croyaient les organisateurs des célébrations quand ils ont commencé à imaginer Les murmures du temps, en janvier dernier.

Un parc enserré par des bâtiment su centre-ville de Rimouski

L'objectif était d'utiliser ce mur pour projeter les images. Le public aurait été installé dans le petit parc aménagé pour lequel la Ville dispose d'une servitude, mais il aurait fallu déborder vers le presbytère (à gauche) et la rue des Marguillers, propriété de la Fabrique.

Photo : Radio-Canada

Mais le 2 juin dernier, contrairement à ce à quoi s'attendaient les organisateurs, les marguillers ont décidé de fixer un loyer de 21 465 dollars, soit 27 $ pour chacune des 795 heures d'utilisation.

Un montant qualifié de faramineux par le promoteur, la Société rimouskoise du patrimoine (SRP) qui s'attendait plutôt à ce que la Fabrique devienne un partenaire des festivités en offrant gracieusement ses terrains pour accueillir le public.

Une chicane de clôture

Si la SRP n'a pas voulu commenter publiquement l'affaire, l'un des co-organisateurs des Murmures du temps, l'historien amateur Alain Ross, ne s'est pas gêné pour qualifier la chose d'odieuse.

Je trouve que c'est de l'ordre de la chicane de clôture, a ajouté celui qui travaille sur ce projet, avec bien d'autres, depuis cinq mois.

Un homme devant un mur de brique.

Alain Ross, l'un des organisateurs des Murmures du temps.

Photo : Radio-Canada

On avait identifié ce site comme étant le plus favorable, on n'avait pas pensé à un autre endroit, puisque c'est l'endroit idéal.

Il trouve la somme exigée par la Fabrique exagérée et espère que les marguillers changeront d'idée face à la pression populaire.

Compte tenu qu'on ne dispose pas de budget supplémentaire, il va peut-être falloir annuler cette activité-là.

Une citation de :Alain Ross, co-organisateur Les murmures du temps

M. Ross ajoute que les organisateurs tentent tout de même de sauver l'événement.

Ils étudient la possibilité d'aménager un écran géant sur la Place des Anciens-Combattants, mais cette solution ne sera ni gratuite ni idéale puisque, notamment, la rue Saint-Germain séparerait le public de l'écran.

C'est Spect'Art Rimouski, autre partenaire des Murmures du temps, qui a hérité du mandat de trouver une autre solution.

Les murmures du temps, en bref

La première partie, un conte audiovisuel nommé La boite des Lepage raconte la vie des premiers Rimouskois d'origine européenne. En seconde partie, une projection architecturale présentera le patrimoine bâti de Rimouski à travers la transformation du paysage urbain.

Avant chaque projection, des animations familiales sont proposées en collaboration avec le Carrousel International du Film de Rimouski. La boîte bleue, cinéma ambulant de Paraloeil, aménagée dans un conteneur maritime sera également sur place.

Les projections sont prévues du jeudi au samedi, entre le 15 juillet et le 14 août.

Source : Ville de Rimouski

La Fabrique se défend

Un homme devant un presbytère

Jean-Charles Lechasseur, président de la Fabrique Saint-Germain

Photo : Radio-Canada

Le président de la Fabrique Saint-Germain, Jean-Charles Lechasseur, se défend pour sa part de vouloir gâcher la fête.

Bien que le prix n'est pas négociable, il ne veut surtout pas que la Fabrique porte l'odieux d'une annulation. Ce serait plus que regrettable, car nous, on a fait des pieds et des mains pour que la Fabrique offre à un prix raisonnable cet espace.

Il justifie la décision de ne pas offrir gratuitement les terrains par une saine gestion des actifs.

Si on pouvait faire cela, on le ferait, mais vu le contexte, on n'a pas d'entrée d'argent [...]. Si on ne fait pas une bonne gestion de nos avoirs, on nous dira sur la place publique qu'on ne sait pas administrer.

Une citation de :Jean-Charles Lechasseur, président, Fabrique Saint-Germain

M. Lechasseur mentionne que la Fabrique a décidé de charger la somme la moins élevée pour ce genre de location.

Est-ce donc à la Ville de Rimouski d'allonger les 21 465 $, avons-nous demandé au chef des marguillers? La Ville et la Société rimouskoise du patrimoine vont se parler, c'est à deux de voir, nous, on a fait nos devoirs, conclut le président.

La Ville n'a pas voulu commenter.

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