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Des premiers répondants se souviennent de l'émeute de la Coupe Stanley à Vancouver

Il y a 10 ans, le centre-ville de Vancouver s'enflammait après la défaite des Canucks contre les Bruins.

Un policier debout devant une voiture en feu est entouré d'émeutiers qui manifestent le soir de la défaite des Canucks en finale de la Coupe Stanley le 15 juin 2011.

Plus de 1000 personnes ont causé des dégâts évalués à 3,78 millions de dollars en l'espace de cinq heures.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Dix ans après l'émeute qui a secoué Vancouver pendant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, des premiers répondants reviennent sur les événements qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Avant même que les vitrines soient brisées, et les voitures, renversées, il y avait un drôle de sentiment dans l’air, selon l'ambulancier Brian Twaites : Il y avait une tension qui montait.

Le soir du 15 juin 2011, il était l’un des sept ambulanciers paramédicaux jumelés à l'unité de sécurité publique de la police municipale déployée au centre-ville, où un écran géant transmettait le match.

Environ 155 000 personnes ont vu les Canucks de Vancouver perdre contre les Bruins de Boston, avec un score humiliant de 4 à 0, et ainsi se faire éliminer.

La défaite n'était pas sans rappeler celle survenue lors des séries éliminatoires de 1994, lorsque les Canucks ont été battus et éliminés par les Rangers de New York.

Un homme s'agite devant une voiture de police en feu.

Des centaines d'accusations ont été recommandées contre des vandales présumés suivant les émeutes de la Coupe Stanley.

Photo : Radio-Canada

Un sentiment de confiance

L’émeute qui s’en est suivie n’était pourtant pas comparable à celle de 2011, lorsque plus de 1000 personnes ont causé pour 3,78 millions de dollars de dégâts en l'espace de cinq heures, selon un rapport des Services des poursuites de la Colombie-Britannique.

Pourtant, Brian Twaites ne s'attendait pas à une telle violence. Les choses allaient trèes bien au cours des matchs précédents, dit l’intervenant de première ligne. Je croyais que ça allait aussi bien se passer.

Un an après les Jeux olympiques de 2010, au cours desquels des partisans ivres et exubérants fêtaient au centre-ville de Vancouver, les intervenants avaient une confiance renouvelée dans leur capacité à contenir ce genre d’activité.

Il n'y a pas eu de dégâts matériels, il n'y a pas eu d'émeute, rappelle Jim Chu, qui était le chef de la police municipale en 2011.

Un couple est allongé sur le sol en pleine émeute.

Un couple est allongé sur le sol en pleine émeute à Vancouver, le 15 juin 2011. La jeune femme était tombée, et son compagnon tentait de la rassurer par un baiser.

Photo : Getty Images / Rich Lam

Des leçons de 1994

En 1994, l'enquêteur Bob Whitelaw faisait 32 recommandations dans l'espoir d'éviter des cas semblables de hooliganisme, dont des conseils sur la planification des opérations ainsi que le déploiement et la formation des policiers.

Quinze ans plus tard, John Furlong et Douglas Keefe, qui ont rédigé un rapport officiel sur l'émeute de 2011, croient que la plupart de ces recommandations ont été prises en compte, ou partiellement prises en compte, et que la planification était approfondie et appropriée pour l'évaluation de la menace.

Leur rapport indique cependant qu'une combinaison de congestion et d'alcool coulant à flots a créé des conditions qui ont permis aux émeutiers d’agir comme ils l’ont fait.

C'était évidemment très préoccupant, affirme Jim Chu. À un moment donné, nous ne pouvions plus faire grand-chose parce que nous n'avions pas la force du nombre. La foule était d'environ 150 000 personnes. Nous avions peut-être 800 ou 900 agents.

Avec les informations d’Ethan Sawyer

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