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12 entreprises régionales dénoncent le système qui traite les demandes d’immigration

Des personnes dont on ne voit pas le visage sont assises et tiennent dans leurs mains un petit drapeau canadien.

L'immigration francophone a été ralentie par la pandémie de COVID-19.

Photo : Reuters / Mark Blinch

Radio-Canada

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, et le député de Jonquière, Mario Simard, joignent leur voix à 12 entreprises régionales pour dénoncer la lenteur du gouvernement fédéral à traiter les demandes d’immigration.

Les entreprises comme Coupesag à Chicoutimi, la Fromagerie St-Laurent à Saint-Bruno ou encore la Coop Forestière de Petit Paris à Saint-Ludger-de-Milot sont considérées comme essentielles par le gouvernement du Québec.

L’embauche de travailleurs étrangers vient régler en partie le problème de la pénurie de main-d'œuvre qui sévit au Québec.

Toutefois, ils n’ont pas accès au traitement accéléré d’IRCC Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada géré par le gouvernement fédéral.

« Nous aimerions que les demandes de permis de travail puissent être traitées en priorité. Notre entreprise, et particulièrement nos projets avec Hydro-Québec, en dépendent. Les contrats que nous avons signés pour des projets de centrales sont capitaux au développement du Québec et les retards de l’IRCC mettent en péril nos activités alors que nous avons tout fait dans l’ordre et dans les règles. Ces soudeurs-là, il y en a 30, ce sont des travailleurs étrangers et ils attendent une réponse du gouvernement canadien », explique le directeur général du Groupe LAR, Évans Thibeault, qui fait partie des 12 entreprises à dénoncer la lenteur des démarches.

La pancarte indiquant les installations de Produits forestiers Petit-Paris.

L'entreprise située à Saint-Ludger-de-Milot est confrontée à des problèmes avec IRCC.

Photo : Radio-Canada

Le constat est le même au Marché D. Boutin à Dolbeau-Mistassini.

Nous multiplions les communications auprès d’IRCC, mais celles-ci demeurent sans réponse. Certains de nos dossiers d’immigration sont en attente d’approbation préalable avant même que nos travailleurs puissent déposer une demande d’immigration temporaire. La situation est plus qu’insoutenable , déplore le directeur général de l’entreprise, Dany Boutin.

Les bloquistes demandent la modernisation du système

Dans un communiqué de presse envoyé lundi matin, les bloquistes font un constat. Il juge que le système canadien d’immigration est lent et déficient.

Selon le député de Jonquière, Mario Simard, la situation n’ira pas en s’améliorant.

L’augmentation de la mobilité internationale post-pandémique va mettre une pression encore plus accrue sur la machine.

Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe remarquent que depuis près deux ans, des dossiers d’immigration ne se règlent pas.

Les deux hommes discutent sur la rue devant l'aluminerie d'Arvida.

Les députés bloquistes Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe demandent la modernisation du système.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Les députés bloquistes et les entrepreneurs demandent au ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino qu'à court terme, le gouvernement fédéral permettra aux travailleurs étrangers de faire les tests biométriques à l’arrivée au Canada plutôt que dans leur pays d’origine.

Ils demandent aussi que les agents d’IRCC cessent de retourner les dossiers lorsqu’un document est manquant et qu’ils aient plutôt la directive de vérifier complètement les dossiers pour demander au travailleur la totalité des documents manquants.

Les députés et les entreprises réclament aussi que le traitement de toutes les demandes soit informatisé.

Il en va de la pérennité et de la compétitivité de notre économie, qui se voit confrontée à une limitation de sa capacité de production pour des raisons essentiellement superficielles. On ne demande pas que l’immigration devienne une porte tournante, on demande simplement que les délais soient raisonnables, conclut Evans Thibeault, dans ce communiqué.

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