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La commissaire à la vie privée en N.-É. réfléchit sur l'impact du passeport vaccinal

Une femme assise dans un aéroport vérifie son passeport de vaccination de la COVID-19 sur son téléphone, tout en tenant un masque et une carte d'embarquement.

Un tel passeport vaccinal pourrait être nécessaire pour voyager au cours des prochains mois.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un retour à la vie d'avant la pandémie pourrait exiger une preuve de vaccination, ce qu'on appelle souvent le passeport de vaccination.

Il s'agit d'une question qui préoccupe la commissaire à la vie privée de la Nouvelle-Écosse, Tricia Ralph, qui a demandé au gouvernement d'effectuer une étude sur l'impact d'un tel système. Des preuves de vaccination pourraient aider les gens à voyager une fois de plus et pourraient également mener à des rencontres entre Canadiens, sans masques. Mais ces documents soulèvent plusieurs questions chez Tricia Ralph.

Ça serait certainement un outil important pour les Canadiens, mais il faut que ça soit fait correctement. Il faut qu'un tel système soit élaboré d'une façon qui fait en sorte qu'on n'accumule pas trop d'information ou qu'on ne révèle pas plus d'information que ce qui est nécessaire estime Tricia Ralph.

Des réponses à trouver avant la mise en œuvre

Mis à part les questions de protection des données personnelles, il y a d'autres aspects auxquels il faut réfléchir, par exemple, ce que ferait une personne qui ne possède pas de téléphone intelligent. C'est ce qui préoccupe l'ombudsman de la province, Bill Smith.

Ce n'est pas tout le monde qui utilise cette technologie. Ça serait problématique pour les personnes les plus vulnérables et pour les personnes âgées qui ne sont pas à l'aise avec cette technologie fait remarquer l'omdudsman de la province, Bill Smith. Il faudrait donc des formulaires ou des certificats qui ne soient pas numériques.

Ces preuves, numériques ou pas, seront bientôt nécessaires pour voyager à l'extérieur de la province et à l'international, mais on peut se demander ce qu'il en serait à l'intérieur des frontières de la Nouvelle-Écosse, souligne madame Ralph.

Les entreprises qui demandent des preuves doivent se poser la question pourquoi ai-je besoin cette information et qu'est-ce que je vais en faire? Est-ce qu'on va interdire l'entrée à quelqu'un? Cela soulève des questions relatives aux droits de la personne.

La commissaire demande donc à la province de bien étudier l'impact d'un tel document avant d'aller de l'avant avec sa mise en œuvre.

Correction

Dans une version précédente de ce texte, il était question de la « Green Pass », un document codé qui permettait aux gens vaccinés d'accéder librement à divers lieux publics en Israël. Toutefois, Israël n'utilise plus ce document depuis le début juin.

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