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Un an après la tempête de grêle de Calgary, des maisons ne sont toujours pas réparées

Un montage photo de deux maisons avec le revêtement extérieur arraché.

Les maisons situées dans le nord-est de Calgary ont été les plus ravagées par la tempête du 13 juin 2020.

Photo : Ali Cantor-Proulx/Tamse Deguzman

Stéphanie Rousseau

Un an après l'énorme tempête de grêle qui s'est abattue sur Calgary, des maisons ne sont toujours pas réparées et certains résidents du nord-est de la ville disent que les derniers mois ont été éprouvants.

La tempête du 13 juin 2020 a causé des dommages importants, détruisant des voitures et abîmant fortement des maisons. Les dommages ont été estimés à plus de 1,2 milliard de dollars, soit le quatrième désastre naturel le plus coûteux de l’histoire du pays, selon le Bureau d’assurance du Canada.

Pour bien des résidents du secteur, les conséquences de la tempête sont encore bien réelles.

Ç’a été une nuit effrayante pour beaucoup d'entre nous. De voir des fenêtres éclatées, c’est quelque chose que beaucoup, moi inclus, n’avait jamais vu. Nous avons dû mettre un matelas contre la fenêtre pour arrêter la grêle, c’était grave à ce point-là. Ça a été traumatisant pour les plus jeunes, mais aussi pour les adultes, se souvient Khalil Karbani, qui a lancé un groupe de soutien pour aider les gens à obtenir de l’aide durant la reconstruction.

Quand il pleut beaucoup ou lorsqu'il y a un orage, ça revient dans nos pensées et on se dit à quel point ce sera grave cette fois-ci?,

Une citation de :Khalil Karbani, habitant de Calgary

Nous voudrions que cet événement ne se soit jamais produit. Quand on se promène dans le quartier et qu’on voit des travaux qui restent à faire, c’est un rappel de ce qui s’est passé, dit Arnold Ambler, président de l’Association des résidents du quartier Skyview. Ces derniers mois ont été terribles, des heures passées à se demander quand les réparations seront terminées.

La lucarne de sa maison a été brisée et la grêle a défoncé des murs dans sa résidence.

Même si les deux hommes estiment que plus de 75 % des maisons sont réparées, il reste encore des travaux à compléter. Beaucoup de résidents disent que les compagnies d’assurance n’ont pas voulu rembourser tous les dégâts et que certains entrepreneurs et sous-traitants ont mal exécuté les travaux.

Les entreprises avec qui nous avons fait affaire ne savaient pas comment faire les réparations et ont demandé de l’argent en n’exécutant pas les travaux, dit Arnold Ambler.

Nous nous sommes sentis abandonnés par tous les ordres de gouvernement, estime pour sa part Khalil Karbani.

Il s'agit d'un montage photo. À gauche se trouve un homme dévoué dans une rue inondée. À droite, on voit une image d'une voiture à la vitre arrière explosée.

Inondations, grêlons de la taille d'une balle de tennis et orage ont causé des dégâts importants dans certains quartiers de Calgary.

Photo : Saad Taleb/Carolyn Laurin

Il aimerait par exemple que le gouvernement albertain interdise aux compagnies d’assurance d’augmenter leur prix dans le quartier, car les primes ont augmenté cette année en raison du désastre.

Les propriétaires ont pourtant fait pression pour obtenir du soutien de la province par le biais d’un comité d'action, mais sans succès.

Nous avons essayé si fort, nous avons réussi à faire en sorte que 30 organisations soutiennent notre groupe, mais à la fin, nous n'avons vraiment rien obtenu et nous nous sommes sentis déçus, dit-il.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a aussi lancé une pique à la province vendredi en conférence de presse : Le fait que beaucoup de gens soient encore aux prises avec les effets de cette tempête est terriblement triste et pour moi, c’est vraiment un échec de la province qui ne les a pas soutenus.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande aussi plus d’actions de la part du gouvernement.

Les résidents continuent de lutter et certaines compagnies d'assurance refusent de renouveler la couverture ou de fournir une assurance en raison de la fréquence et de la gravité des réclamations d’assurance, a déclaré Irfan Sabir, le député du NPD dans Calgary-McCallé. « Maintenant, ils se retrouvent incapables de trouver une couverture abordable. C'est injuste et cela doit cesser.

Avec les informations de Terri Trembath

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