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Des musées britanno-colombiens sur la voie de la réconciliation

Diverses sculptures dans le Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique.

Une exposition du Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Photo : Arnaud Decroix - SRC

Radio-Canada

Des musées de la Colombie-Britannique prennent des mesures pour aborder leur histoire problématique avec les peuples autochtones. Ils tentent d’améliorer la façon dont ils communiquent leurs histoires et établissent des relations avec les communautés d'où proviennent leurs collections, souvent volées.

La conservatrice au Musée d’anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), Sue Rowley, dit que la première étape de la réconciliation pour les musées consiste à reconnaître leur passé.

Nous sommes des institutions coloniales, dit Mme Rowley sans détour. C'est notre histoire. C'est de là que nous venons.

Loin d'être des entrepôts d'artefacts neutres, les musées ont d'abord servi à soutenir le récit colonial, selon Jillian Povarchook, la conservatrice par intérim au Musée de Vancouver.

Mme Povarchook explique que l'élaboration de ce récit impliquait souvent de collecter et d'interpréter les biens et les connaissances des peuples autochtones et de les transformer en quelque chose de plus acceptable pour un public eurocentrique.

Ce procédé situait souvent ces communautés dans le passé plutôt que de parler de leur vie actuelle.

En règle générale, les musées prenaient des objets des communautés autochtones, les exposaient et demandaient au conservateur, rarement à la communauté qui possédait l'œuvre, d’en raconter l'histoire.

Mme Rowley dit que cette approche doit changer.

Les conservateurs devraient d’abord évaluer quels biens doivent être rendus à leurs communautés, puis les restituer, selon elle. Ensuite, ils devraient travailler avec les peuples autochtones pour découvrir quelles histoires ils veulent raconter sur leur culture et s'assurer que le musée est le lieu idéal pour ces histoires.

Plus tôt ce printemps, l’Association des musées de la Colombie-Britannique a demandé aux établissements de tout le Canada de rapatrier les restes ancestraux et les objets funéraires dans leurs communautés d'origine.

Le Musée de Vancouver a élaboré sa propre politique de rapatriement en 2006. Celle-ci comprend le retour de ces articles.

Mme Rowley dit que bien que le Musée d'anthropologie n'abrite aucun reste ancestral. De son côté, le département d'archéologie de l'UBC en a et le travail de rapatriement a commencé en 2004.

Les conclusions de la Commission de vérité et réconciliation de 2015 demandaient au gouvernement fédéral de fournir un financement à l'Association des musées canadiens pour entreprendre un examen national des politiques et des pratiques exemplaires des musées en collaboration avec les peuples autochtones.

Mme Rowley indique que ses collègues révisent leurs politiques pour refléter cet appel à l'action et d'autres appels de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Parfois, les gens pensent que les musées ne sont que des expositions, mais il se passe tellement plus de choses avec la recherche en cours sur l'accès aux collections [et] le travail avec les communautés, soutient Mme Rowley.

Pour moi, c'est un aspect vraiment important du travail que nous faisons actuellement.

Avec les informations d'On The Coast et Courtney Dickson

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