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Attaque à la boule d’attelage : des dirigeants autochtones manifestent leur soutien à la famille

Un collage photo de Barbara Kentner et de sa famille.

Plusieurs dirigeants des Premières Nations espèrent que la condamnation est le début d'une vague plus générale. (Archives)

Photo : CBC / Jody Porter

Radio-Canada

Des dirigeants autochtones de tout l'Ontario ont exprimé leur soutien à la famille de Barbara Kentner dans les jours qui ont suivi la condamnation de Brayden Bushby à huit ans de prison.

Bushby a reçu sa peine plus tôt cette semaine. Il a lancé une boule d’attelage en direction de Barbara Kentner en janvier 2017. Celle-ci est morte quelques mois plus tard.

Mme Kentner était une mère de 34 ans de la Première Nation ojibway de Wabigoon Lake.

En mémoire de Barbara Kentner et en soutien à sa famille et à ses proches, nous continuerons à nous battre pour la justice et la sécurité de toutes les femmes et filles autochtones, a déclaré Cora McGuire-Cyrette, directrice générale de l'Association des femmes autochtones de l'Ontario.

Dans sa déclaration, Mme McGuire-Cyrette a demandé à la Ville de Thunder Bay de prendre des mesures immédiates pour améliorer la sécurité des femmes autochtones.

Les femmes et les jeunes filles autochtones continueront de disparaître ou d'être assassinées tant que nous ne nous attaquerons pas à des problèmes systémiques plus vastes, a-t-elle ajouté. Mme McGuire-Cyrette a ajouté que la condamnation de Bushby envoie un message fort, à savoir que les femmes autochtones sont protégées de manière égale par la loi.

Quelques heures après avoir reçu sa sentence, Bushby s'est vu refuser une libération sous caution après avoir déposé un appel de sa condamnation pour homicide involontaire.

La cheffe régionale de l'Ontario, RoseAnne Archibald, a critiqué la peine de huit ans, déclarant qu'elle ne semble pas suffisante pour toutes les vies que Bushby a perturbées.

Barbara avait la vie devant elle, beaucoup de souvenirs affectueux à créer avec sa fille. À 34 ans, elle aurait pu vivre pour voir des petits-enfants potentiels, a-t-elle écrit dans un communiqué.

Le système judiciaire au Canada doit confirmer que la vie des femmes autochtones compte et doit se pencher de manière adéquate sur la façon dont il punit ceux qui s'en prennent aux peuples autochtones.

Dans une déclaration, également publiée après la condamnation, le député néo-démocrate de Kiiwetinoong Sol Mamakwa a parlé du modèle de longue date [qui] a normalisé la violence contre les femmes et les filles autochtones et les personnes 2SLGBTQIA+, perpétué par un système judiciaire qui a constamment échoué dans les communautés autochtones.

La condamnation d'un homme est un début mais pas une fin pour les femmes et les filles autochtones qui sont les cibles d'une épidémie de violence, d'abus, [de kidnapping] et de meurtres.

La réconciliation n'est qu'un mot sans action

Audrey Gilbeau, directrice générale du Conseil tribal Nokiiwin, qui travaille avec cinq Premières Nations membres de la zone du traité Robinson-Superior dans laquelle se trouve Thunder Bay, affirme avoir beaucoup réfléchi ces derniers jours.

Comment pouvons-nous tourner la page en tant que communauté? Comment pouvons-nous développer des valeurs communes selon lesquelles chaque personne est importante, chaque personne a de la valeur, chaque personne mérite de vivre dans un endroit sûr, quel que soit son statut social, quel que soit le quartier dans lequel elle vit?

Le changement ne se produira pas si nous n'avons pas la volonté collective de le faire.

Cela signifie que tout le monde dans la ville, y compris les organisations et les dirigeants, doit reconnaître le racisme qui persiste dans la ville et la région et prendre des mesures qui non seulement créent un espace de conversation, mais conduisent aussi au changement, selon Mme Gilbeau.

La réconciliation n'est qu'un mot et ne signifie rien tant que nous ne commençons pas à passer à l'action, a déclaré Mme Gilbeau en entrevue à la radio de CBC.

Avec les informations de CBC News

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