•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incursion dans l'univers des courses de chevaux à Trois-Rivières

Depuis 1830, l'Hippodrome accueille des courses de chevaux.

Depuis 1830, l'Hippodrome accueille des courses de chevaux.

Photo : Radio-Canada / Claudia Cantin

Radio-Canada

La course de chevaux est un sport qui demeure inconnu de plusieurs personnes. À Trois-Rivières, là où se situe le seul hippodrome professionnel de la province, le public peut le découvrir.

Depuis samedi, un maximum de 250 personnes peut assister aux différentes courses présentées à l’Hippodrome de Trois-Rivières. Seulement, lors d’une saison normale, les courses les plus importantes peuvent accueillir jusqu’à 6000 personnes.

Une course, qui se déroule sur un mille, ne dure que deux minutes et plusieurs d'entre elles sont présentées lors d'une journée de compétition. Elles réussissent à attirer des spectateurs qui ont la piqûre de la discipline, tout comme Pascal Bérubé, qui élève et conduit des chevaux sur les pistes.

Un amour qui a pris forme, il y a longtemps.

Quand on est jeune, on se cherche tout le temps un peu. La journée où je suis arrivé à la piste de course à la Prince dans le Bas-Saint-Laurent, j'ai tout de suite su ce qui allait se passer de ma vie. J'ai accroché là.

Une citation de :Pascal Bérubé, conducteur et éleveur de chevaux depuis 25 ans

Cette passion pour le sport, elle n’est pas près de disparaître, selon lui. Si à 70 ans, je suis capable de faire une course par année, je vais vraiment être heureux.

Pascal Bérubé pratique la course de chevaux depuis 25 ans et espère pouvoir le faire encore longtemps.

Pascal Bérubé pratique la course de chevaux depuis 25 ans et espère pouvoir le faire encore longtemps.

Photo : Radio-Canada / Claudia Cantin

Un art à maîtriser

Courir avec des chevaux, ce n’est pas si simple. Comme le précise Marc Lemay, un entraîneur de chevaux de course, un cheval doit être traité au même titre qu’un humain sportif.

Ce sont des chevaux, mais ce sont des athlètes. Ils ont des petites blessures, un petit ligament, un petit tendon, une contusion, des choses comme ça. Il y a beaucoup de choses à vérifier. L'important c'est d'en prendre soin comme il faut parce qu'un cheval qui n'est pas parfait, on le laisse tranquille, mentionne M. Lemay.

Marc Lemay entraîne des chevaux et estime qu'il faut prendre de ces bêtes comme s'ils étaient des athlètes.

Marc Lemay entraîne des chevaux et estime qu'il faut prendre soin de ces bêtes comme s'ils étaient des athlètes.

Photo : Radio-Canada / Claudia Cantin

Les coûts liés au sport font aussi partie de la réalité alors qu’un cheval de course peut coûter à lui seul entre 5000 et un million de dollars.

En plus des coûts, des soins, de l’entretien, la communication demeure un élément primordial, avoue Pascal Bérubé. Je conduis des chevaux [avec lesquels] ça connecte tout de suite, il y en a d'autres il faut que je travaille un petit plus fort. Il y a certains chevaux que tu sais tout de suite si tu veux t'adonner avec ou pas.

Un sport qui a la cote

Ces courses amènent plusieurs parieurs, de partout dans le monde.

HPIbet.com, c'est la plateforme numérique. De nos jours, on a besoin d'avoir un outil de travail qui va nous permettre de prendre les paris de partout dans le monde, pour tous les Québécois, admet la directrice générale de l’Hippodrome de Trois-Rivières Murielle Thomassin.

Murielle Thomassin est directrice générale de l'Hippodrome de Trois-Rivières, institution qui réalise ses profits en grande partie grâce aux parieurs.

Murielle Thomassin est directrice générale de l'Hippodrome de Trois-Rivières, institution qui réalise ses profits en grande partie grâce aux parieurs.

Photo : Radio-Canada / Maxime André

Les chevaux sont d’ailleurs soumis à des tests antidopage afin d’éviter toute forme de triche.

On a des prises de sang qui se font avant les courses, c'est aléatoire donc personne ne sait s'il va avoir un échantillon de sang qui va être prélevé sur le cheval. Il y a aussi des tests après donc le gagnant va toujours au test, conclut-elle.

Un rare accident qui laisse des traces

La semaine dernière, un rare, mais violent accident est survenu à l’Hippodrome de Trois-Rivières. Une première en 20 ans. Lors de la course, un des chevaux, croyant avoir aperçu un ombrage sur la piste, a sauté et a entraîné la chute des cinq chevaux derrière lui.

Un cheval débute la course vers l'âge de deux ans et peut poursuivre le sport jusqu'à 14 ans.

Un cheval débute la course vers l'âge de deux ans et peut poursuivre le sport jusqu'à 14 ans.

Photo : Radio-Canada / Claudia Cantin

Deux conducteurs ont terminé leur journée à l’hôpital tandis que le cheval fautif a dû être euthanasié. Une situation rare, selon la directrice générale de l’Hippodrome.

C’est très rare. [...] On a des émotions fortes quand ça arrive, on a beaucoup d’actions à prendre. La sécurité de nos travailleurs, des entraîneurs, surtout des conducteurs et des chevaux, est importante à nos yeux , a-t-elle avoué.

Cet accident a laissé certaines traces alors qu’un des deux conducteurs a subi plusieurs fractures. Une campagne de socio financement a été lancée depuis pour soutenir David Pilon qui ne va pas pouvoir prendre part à des courses pour plusieurs semaines. Plus de 10 000 $ ont été amassés depuis.

D’après le reportage de Claudia Cantin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !