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Les Six Nations réclament 10 M$ pour fouiller les terrains des pensionnats autochtones

Vue de la façade d'une école.

L'Institut Mohawk à Brantford, en Ontario. La date de la prise de cette photo n'est pas connue. Les Six Nations de la rivière Grand veulent que le terrain de la propriété soit fouillé.

Photo :  Bibliothèque et Archives Canada

Radio-Canada

Le chef des Six Nations de la rivière Grand, dans le sud de l'Ontario, demande 10 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral pour financer la recherche d'éventuels restes humains sur le terrain de l'ancien pensionnat Institut Mohawk.

Si cette demande de financement est approuvée, elle représentera plus du tiers de l'enveloppe de 27,1 millions de dollars que le gouvernement fédéral a réservée pour fouiller les terrains de certains pensionnats autochtones dans le but d'en exhumer des restes humains.

Selon le chef des Six Nations de la rivière Grand, Mark Hill, c'est une demande substantielle, mais nécessaire, pour mener une enquête complète. C'est vraiment pour la justice.

Deux hommes en conférence de presse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef des Six Nations, Mark Hill (à droite)

Photo : Radio-Canada / Samantha Craggs/CBC News

L'Institut Mohawk se trouve à Brantford, en Ontario.

Je ne sais pas comment nous pouvons passer à la "commémoration" et aux "pensées et prières" alors qu’il reste autant de gens qui méritent la justice.

M. Hill a fait cette demande dans une lettre envoyée le 11 juin à la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et au ministre des Services autochtones, Marc Miller.

À ce jour, il y a des discussions dans la communauté sur l'endroit où nos enfants sont enterrés, écrit M. Hill dans la lettre obtenue par CBC News.

Il est maintenant temps de les retrouver pour qu'ils puissent reposer en paix.

M. Hill a également écrit au premier ministre Justin Trudeau le mois dernier pour demander au gouvernement de fournir des outils pour fouiller le terrain de l'ancien Institut Mohawk, maintenant le Centre culturel Woodland à Brantford, en Ontario.

L'argent, seulement un début

Selon M. Hill, la communauté a créé un groupe de travail qui comprend entre autres des survivants des pensionnats afin de guider les recherches.

Selon M. Hill, une enveloppe de 10 millions de dollars ne serait peut-être pas suffisante.

L'ancien Institut Mohawk, qui était géré par l'Église anglicane, a été le premier pensionnat et celui qui a été en activité le plus longtemps dans le pays.

Le pensionnat a été incendié deux fois et a déménagé. C'est pourquoi, selon M. Hill, il est nécessaire de faire une inspection à grande échelle.

Selon lui, les enfants étaient également contraints à des travaux forcés sur les terres agricoles environnantes. Il a ajouté que des ensembles résidentiels ont depuis empiété sur des terrains qui doivent être fouillés.

Nous n'avons pas toutes les réponses pour l'instant, mais nous savons que nous devons commencer ces recherches le plus rapidement possible, a déclaré M. Hill.

Il a ajouté qu'il était difficile pour la communauté de se faire une idée de la quantité de travail et des montants qui seront nécessaires pour effectuer ce travail.

M. Hill a précisé que l'argent servirait à effectuer des inspections et à offrir du soutien aux survivants.

Mme Bennett a déclaré jeudi que le gouvernement fédéral distribue de toute urgence des fonds pour les recherches de cimetières.

Nous tendons activement la main aux communautés autochtones pour travailler avec elles, a déclaré Mme Bennett. Les communautés savent ce dont elles ont besoin et notre gouvernement sera là pour les soutenir dans leur démarche.

L'argent est destiné à aider les communautés autochtones à élaborer des plans, à mener des recherches et à recueillir des informations pour trouver les lieux de sépulture.

M. Hill affirme qu’il attend toujours. Nous parlons de réconciliation dans ce pays et, en fait, je commence à en avoir assez de ce mot, parce que je ne sais plus ce qu'il signifie.

Avec les informations d'Olivia Stefanovich de CBC News

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